Parlement vaudois: L'exil des journalistes dans les tribunes maintenu
Publié

Parlement vaudoisL'exil des journalistes dans les tribunes maintenu

Le ministre Pascal Broulis a répondu à une lettre de protestation d'un collectif de journalistes vaudois fâchés d'être relégués dans les tribunes du futur Parlement.

Les journalistes devront être à la tribune comme le grand public pour suivre les débats des députés.

Les journalistes devront être à la tribune comme le grand public pour suivre les débats des députés.

Keystone

Les requêtes et les critiques des journalistes vaudois sont rejetées. Les conditions dans lesquelles ils pourront déployer leurs activités dans le nouveau Parlement correspondent aux besoins de la profession, affirment le conseiller d'Etat Pascal Broulis et le président du Parlement Grégory Devaud.

Dans le premier permis de construire du nouveau Parlement, six places étaient effectivement réservées aux journalistes à l'arrière de la salle, soulignent le chef du Département des finances et des relations extérieures Pascal Broulis et le président du Grand Conseil Grégory Devaud. Ils répondaient mardi dans une lettre commune aux protestations d'un collectif d'une quarantaine de journalistes du canton, fâchés d'être relégués dans les tribunes.

Plus de discrétion

Le référendum contre la toiture de l'édifice a eu des incidences sur les dimensions de la salle réduite de 5%. Ces six places ont donc dû être déplacées à la tribune du public. Cette mesure a aussi été dictée par l'impossibilité de garantir «la nécessaire discrétion des discussions entre députés à l'arrière de la salle».

Le nouveau permis de construire a été délivré le 21 novembre 2013. Le projet a encore été affiné par la suite et il a été possible d'augmenter de six à huit le nombre des places réservées aux journalistes, ajoutent le conseiller d'Etat et le président du Grand Conseil. Sans oublier qu'au premier étage, un espace pour la presse sera créé, «permettant des échanges approfondis avec les élus».

Pas une exception

Les séances continueront d'être filmées et leur projection sur grand écran, ainsi que leur diffusion sur des téléviseurs répartis dans le complexe, seront poursuivies. Ce nouvel aménagement a été approuvé par la Commission de modernisation du Parlement (Comopar).

Dans cette configuration, le nouveau Parlement vaudois ne sera nullement une exception. A Genève, à Berne ou en Valais, par exemple, les places réservées aux journalistes sont sises en tribune et non dans la salle parlementaire. «Il n'y a pas d'indice que cette disposition nuise à la qualité de l'information», relèvent les signataires.

Accès complet

Les journalistes conserveront un complet accès aux élus dans les pas-perdus de l'édifice L'aménagement de cet espace attenant à la salle et à sa sortie sera particulièrement soigné pour favoriser ces entretiens, assurent MM.Broulis et Devaud.

La vision en surplomb «sur la vie dans les rangs parlementaires offrira des perspectives certes différentes par rapport au cantonnement actuel à l'arrière de la salle mais au moins aussi intéressantes». Les possibilités de s'entretenir avec les élus seront équivalentes, voire meilleures, indiquent-ils.

Non information

Une quarantaine de journalistes avaient protesté dans une lettre remise au conseiller d«Etat Pascal Broulis le 19 juillet contre leur «exil» dans la tribune du nouveau Parlement vaudois qui sera inauguré le 14 avril 2017. Ils déploraient notamment n'avoir pas été informés des changements et estiment qu'être éloignés des députés nuit à leur travail.

(ats)

Votre opinion