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Colère islamiqueL'homme de la vidéo anti-islam en justice

Le Californien à l'origine de la vidéo islamophobe dont la diffusion sur internet a déclenché une vague de manifestations violentes comparaîtra la semaine prochaine devant la justice fédérale américaine.

L'audience sera consacrée à déterminer si cet homme aux multiples identités a respecté les conditions de sa libération conditionnelle en 2011 après sa condamnation en 2010 pour escroquerie bancaire.

L'audience sera consacrée à déterminer si cet homme aux multiples identités a respecté les conditions de sa libération conditionnelle en 2011 après sa condamnation en 2010 pour escroquerie bancaire.

Keystone

Mark Basseley Youssef, 55 ans, un copte américain d'origine égyptienne, qui était jusqu'ici appelé Nakoula Basseley Nakoula, comparaîtra devant la juge Christina Snyder mercredi à Los Angeles pour une audience préliminaire, selon des documents déposés vendredi.

L'audience sera consacrée à déterminer si cet homme aux multiples identités a respecté les conditions de sa libération conditionnelle en 2011 après sa condamnation en 2010 pour escroquerie bancaire.

Les représentants du procureur n'ont pas précisé quelles clauses de son régime de liberté surveillée Mark Basseley Youssef est accusé d'avoir violé. Mais ils ont souligné qu'il avait utilisé des pseudonymes. Or, les conditions fixées à sa remise en liberté en 2011 lui interdisent notamment de faire usage de pseudonymes sans l'autorisation de son agent de probation.

Pas sur le contenu du film

Mark Basseley Youssef, arrêté le 27 septembre, a été présenté comme le producteur du film de 13 minutes tourné en Californie et diffusé sur internet sous plusieurs titres dont «L'Innocence des Musulmans». Lors de sa présentation devant la justice pour entendre l'acte de'accusation, Mark Basseley Youssef a expliqué avoir opté pour son nouveau nom en 2002.

Une actrice, Cindy Lee Garcia, qui apparaît brièvement dans la vidéo, l'a accusé d'avoir réalisé le film sous le nom de Sam Bacile. Elle a aussi indiqué qu'elle pensait travailler sur un film d'aventures et qu'elle ne savait pas que le film dans lequel elle jouait évoquait le prophète Mahomet.

D'autres personnes qui ont tourné dans le film ou ont travaillé pour sa production ont fait le même genre de déclarations. Les autorités fédérales américaines ont souligné que leur enquête ne portait pas sur le contenu du film.

Néanmoins, l'arrestation de Mark Basseley Youssef a suscité des critiques de la part des partisans de la liberté d'expression. S'il est déclaré coupable de non respect des conditions de sa mise en liberté, Mark Basseley Youssef risque deux ans de prison.

(ats)

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