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EbolaL'hôpital texan «risque d'être contaminé entièrement»

L'hôpital texan où un Libérien est mort du virus et où deux soignants ont été contaminés n'avait pas fourni au personnel de protocole pour traiter les patients touchés par le virus, a affirmé mercredi un syndicat d'infirmières.

L'hôpital texan n'avait pas mis en place de protocole de traitement

L'hôpital texan n'avait pas mis en place de protocole de traitement

Keystone

Au Texas, l'hôpital qui s'est occupé du Libérien mort d'Ebola et où deux soignants ont été contaminés n'avait pas mis en place de protocole de traitement, selon un syndicat d'infirmières.

Le syndicat, qui se base sur des témoignages du personnel de l'hôpital presbytérien de Dallas, répond ainsi au directeur des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), Tom Frieden, qui avait émis l'hypothèse d'un manquement aux procédures pour expliquer la contamination de la soignante.

«Le CDC affirme que les protocoles n'ont pas été suivis mais les infirmières disent qu'il n'y avait pas de protocole», a déclaré la présidente du Syndicat national des infirmières, Roseann DeMoro.

Ni lorsqu'il a été admis aux urgences, ni lorsqu'il a été pris en charge ensuite par l'hôpital, les infirmières ne disposaient de consignes spécifiques pour traiter le patient libérien, décédé la semaine passée, a expliqué Roseann DeMoro.

Aucune indication sur la manière de nettoyer

Alors que le malade vomissait et était atteint de diarrhées, aucune indication n'a été donnée aux infirmières sur la manière de nettoyer ces matières hautement contagieuses, pas plus que de se débarrasser des serviettes souillées, a détaillé Roseann DeMoro.

De plus, les échantillons provenant du malade qui ont été analysés au laboratoire de l'hôpital n'ont été l'objet d'aucune procédure particulière, a ajouté la co-présidente du syndicat, Deborah Burger.

Ces échantillons «n'ont pas été scellés de façon spécifique ni remis à la main». Ils ont été envoyés par le système de tubes pneumatiques de l'hôpital, qui désormais «risque d'être entièrement contaminé», a dénoncé Deborah Burger.

Les membres du personnel de l'hôpital qui ont témoigné ont requis l'anonymat par peur de sanction, a indiqué le syndicat.

La soignante contaminée, Nina Pham, 26 ans (dont la fonction exacte au sein du corps médical n'a pas été précisée), a affirmé se sentir bien, selon un communiqué rendu public mardi par l'hôpital.

(AFP)

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