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Grand ConseilL'hymne national ne sera pas imposé aux élèves neuchâtelois

Le Grand conseil neuchâtelois a décidé mercredi de ne pas imposer l'apprentissage des hymnes national et neuchâtelois aux élèves.

Les élèves neuchâtelois ne seront pas obligés d'apprendre l'hymne national.

Les élèves neuchâtelois ne seront pas obligés d'apprendre l'hymne national.

(photo d'illustration), Keystone

Les élèves neuchâtelois ne seront finalement pas obligés d'apprendre les hymnes national et neuchâtelois. Le Grand Conseil préfère encourager leur enseignement plutôt que de le rendre obligatoire.

Il a ainsi voté une version amendée de la motion issue du groupe UDC. Par 57 oui contre 54 non et 4 abstentions, le législatif a accepté le texte avec la modification apportée par le groupe Vert'libéral. Le Conseil d'Etat était favorable à cette solution.

Beaucoup de citoyens ne connaissent pas l'hymne national, et encore moins l'hymne neuchâtelois. Certains en maîtrisent seulement quelques lignes, d'autres uniquement la mélodie, et invoquent, «souvent avec regret», le fait de ne pas avoir appris à l'école ces cantiques «indispensables à la cohésion cantonale et nationale» et utiles pour «l'intégration», ont argumenté les motionnaires.

Pas une première

Le Grand Conseil argovien a adopté en 2008 un postulat demandant l'enseignement de l'hymne national lors des leçons de musique, et le législatif tessinois a rendu en 2013 son apprentissage obligatoire à l'école primaire, ont noté les motionnaires. Leur texte implique des coûts financiers quasiment nuls, dans la mesure où les paroles sont déjà écrites dans les cahiers de chant, a encore commenté le jeune député suppléant Lucas Fatton (UDC) qui est à l'origine de ce projet.

L'idée en soi, de faire découvrir ces chants aux élèves, a suscité de l'intérêt, à part du côté du groupe PopVertSol qui la jugeait «anachronique». Ces chants sont déjà enseignés dans de nombreuses classes, a fait valoir le PS, qui estime plus judicieux de se concentrer plutôt sur l'éducation civique. Le PLR, divisé, était gêné par la notion d'obligation attachée à la motion.

En réponse à un argument de l'UDC, la cheffe du département de l'éducation Monika Maire-Hefti a souligné que, davantage que «nos racines», «ce sont les gens qui l'habitent qui nous rendent fiers» de ce pays où cohabitent des personnes de différents horizons. Il ne faut pas prôner le chant de l'hymne «la main sur le cœur» mais plutôt des valeurs à porter, «le cœur sur la main», a-t-elle ajouté.

(ats)

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