Etude: L'incapacité de travail, un sujet difficile à appréhender
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EtudeL'incapacité de travail, un sujet difficile à appréhender

Près de 63% des personnes au bénéfice de l'aide sociale depuis plus de trois ans présentent des problèmes de santé avérés. Comment estimer leur capacité à travailler?

Le nombre de bénéficiaires de l'aide sociale évolue parallèlement à la croissance de la population.

Le nombre de bénéficiaires de l'aide sociale évolue parallèlement à la croissance de la population.

ARCHIVES / PHOTO D'ILLUSTRATION, Keystone

Les personnes au bénéfice de l'aide sociale durant une longue période, connaissent souvent des problèmes de santé.

C'est ce qui ressort une étude de l'Initiative des villes pour la politique sociale et de la Haute école spécialisée bernoise.

Près de 63% des personnes au bénéfice de l'aide sociale depuis plus de trois ans présentent des problèmes de santé avérés. C'est ce que révèle l'Initiative des villes pour la politique sociale dans un communiqué publié ce mardi 25 août.

Pour 40% d'entre elles, il s'agit de handicaps physiques liés à un accident ou à une maladie. La dépression affecte 10% des cas, tandis que 30% de ces personnes souffrent d'une autre maladie psychique.

Incapacité de travail rarement reconnue

Les services sociaux ont envisagé une rente AI dans une majorité des cas. Mais seules 10% de ces personnes se sont vu accorder une rente partielle ou complète, dont le montant ne suffit guère à couvrir le minimum vital.

L'étude montre aussi que 57% des bénéficiaires de longue durée en moyenne, ne disposent d'aucune formation professionnelle. La dernière activité lucrative remonte à plusieurs années et se situe souvent dans un secteur à bas salaire, assorti de conditions de travail précaires.

Les taux d'aide sociale restent stables

Le nombre de bénéficiaires de l'aide sociale évolue parallèlement à la croissance de la population. La durée moyenne s'est néanmoins allongée par rapport à l'année précédente et se situe actuellement à 40 mois.

Les résultats de cette étude incitent à mettre l'accent sur l'intégration sociale. Cette dernière est le meilleur outil de prévention en matière de santé, conclut l'Initiative des villes pour la politique sociale.

Il convient par ailleurs d'investir dans la formation à tous les niveaux et à tous les stades de la vie. La formation demeurant l'un des principaux antidotes contre la dépendance à l'aide sociale, relève encore l'Initiative des villes.

(ats)

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