France: L'incendie dans un sous-marin nucléaire est maîtrisé
Actualisé

FranceL'incendie dans un sous-marin nucléaire est maîtrisé

Le sous-marin nucléaire français le «Perle» se trouvait dans la base navale de Toulon en cale sèche pour un arrêt technique.

Le feu a pris pour une raison indéterminée dans les «parties inférieures» à l’avant du sous-marin.

Le feu a pris pour une raison indéterminée dans les «parties inférieures» à l’avant du sous-marin.

AFP

L'incendie qui s'est déclaré vendredi matin dans l'un des six sous-marins nucléaires d'attaque de l'armée française, le «Perle», en révision à la base navale de Toulon (sud-est de la France), a été maîtrisé tard dans la soirée. Personne n'a été blessé et le compartiment du réacteur n'a pas été touché, selon les autorités.

Après l'intervention de quelque 150 personnes, dont une centaine de pompiers et des sous-mariniers, «le feu est maîtrisé», a annoncé la préfecture maritime de la Méditerranée, selon qui les «compartiments de propulsion n'ont pas été touchés».

«Le sous-marin n'était pas en mer mais en cale sèche pour un arrêt technique. Aucun blessé n'est à déplorer. Aucun combustible nucléaire, aucune arme (missile, torpille, munitions) n'étaient à bord», a précisé sur Twitter la ministre française des Armées Florence Parly.

Le feu a pris pour une raison indéterminée dans les «parties inférieures» à l'avant du sous-marin, dans une zone «difficile d'accès», a détaillé un représentant de la société Naval Group, en charge du chantier de rénovation et de modernisation du submersible. Le sous-marin était entré au bassin en janvier pour 18 mois, pour une intervention devant le rendre opérationnel jusqu'à la fin des années 2020. «Comme on était au début du chantier, le bateau était quasiment désossé, vidé» de son combustible nucléaire, de ses armes et d'une partie de ses équipements informatiques, a confirmé le représentant de Naval Group.

Le «Perle», capable de plonger à plus de 300 mètres avec 70 hommes d'équipage, est le dernier des six SNA français de type Rubis à être entré en service (1993). Ses missions sont variées: traquer les bâtiments ennemis, escorter le porte-avions nucléaire français Charles-de-Gaulle, effectuer des missions de renseignement, ou encore déployer des forces spéciales.

«Absence de pollution significative de l'air»

Les sous-marins de classe Rubis doivent être remplacés progressivement par la nouvelle classe Barracuda, dont le premier exemplaire, le «Suffren», a débuté ses essais fin avril. La France compte 10 sous-marins nucléaires: quatre sous-marins lanceurs d'engins (SNLE, lançant des missiles nucléaires) et six sous-marins d'attaque (SNA).

Le préfet du département du Var a fait évaluer «l'impact du feu et du risque de toxicité» des fumées près d'écoles voisines de la base navale, dont les élèves ont été brièvement «mis à l'abri». Ces études ont «conclu à l'absence de pollution significative de l'air», a-t-il indiqué. De son côté, la Commission de recherche et d'information indépendante sur la radioactivité (Criirad) en a appelé à la «vigilance» des autorités. «Aucune anomalie par rapport au niveau de radiation naturel» n'a été relevée dans l'après-midi sur des balises de mesures de radioactivité installées sur trois sites des environs, a précisé l'association.

Mais «l'absence de combustible (à bord du sous-marin) ne signifie pas qu'il n'y a pas de radioactivité», a estimé Bruno Chareyron, directeur du laboratoire de la Criirad. Il a évoqué «des oscillations de la radioactivité» sur une balise de mesure de la commune voisine de la Seyne-sur-Mer, «troublantes» mais antérieures à l'incendie, ces derniers jours. Ce phénomène «peut avoir plusieurs explications mais pose question», a-t-il ajouté.

(AFP)

Votre opinion