Séisme et tsunami: L'Indonésie stoppe les recherches
Actualisé

Séisme et tsunamiL'Indonésie stoppe les recherches

Les autorités indonésiennes ont décidé d'arrêter les recherches de milliers de personnes disparues après le séisme suivi d'un tsunami. Le bilan actuel est de 2000 morts.

1 / 40
Des hélicoptères ont aspergé jeudi de liquide désinfectant plusieurs zones de Palu, ville indonésienne ravagée par un séisme suivi d'un tsunami, où des milliers de corps ont été ensevelis. (Jeudi 18 octobre 2018)

Des hélicoptères ont aspergé jeudi de liquide désinfectant plusieurs zones de Palu, ville indonésienne ravagée par un séisme suivi d'un tsunami, où des milliers de corps ont été ensevelis. (Jeudi 18 octobre 2018)

AFP
Des inondations et des glissements de terrain provoqués par des pluies torrentielles ont fait au moins 22 morts. (13 octobre 2018)

Des inondations et des glissements de terrain provoqués par des pluies torrentielles ont fait au moins 22 morts. (13 octobre 2018)

AFP
Sous la pression des familles, les autorités indonésiennes annoncent que les recherches sont prolongées de 24 heures jusqu'à vendredi soir. (11 octobre 2018)

Sous la pression des familles, les autorités indonésiennes annoncent que les recherches sont prolongées de 24 heures jusqu'à vendredi soir. (11 octobre 2018)

AFP

Les autorités indonésiennes ont ordonné jeudi la fin des recherches après le séisme et le tsunami qui ont fait plus de 2000 morts dans la région de Palu, sur l'île des Célèbes, et ce même si 5000 personnes sont toujours portées disparues.

«Les opérations de recherches et de secours pour les victimes s'achèveront ce jeudi après-midi», a déclaré à l'AFP Bambang Suryo, responsable des recherches à Palu.

La ville, située dans l'ouest des Célèbes, et ses environs ont été été dévastés par le tremblement de terre du 28 septembre - dont la magnitude avait été mesurée à 7,5 - et le raz de marée qui avait suivi.

Plus de 2000 corps ont été récupérés, mais les autorités pensent que 5000 autres personnes sont encore portées disparues, et notamment enterrées sous les décombres de bâtiments détruits.

Le gouvernement envisage de laisser en l'état deux localités proches de Palu, Petobo et Balaroa, qui ont été anéanties dans la catastrophe. Les survivants de ces communautés meurtries devraient décider s'ils veulent en faire des sépultures collectives, y ériger un monument ou les transformer en espaces verts.

Besoin urgent d'aide

De nombreuses zones se sont enfoncées dans la terre comme aspirée, quand les secousses telluriques ont transformé le sol en sables mouvants, un processus connu sous le nom de liquéfaction.

Quelque 200'000 personnes ont un besoin urgent d'aide humanitaire dans la région. La nourriture et l'eau potable manquent et de nombreuses victimes qui ont tout perdu dépendent de l'aide pour survivre.

Environ 80'000 personnes ont été déplacées par cette catastrophe naturelle, s'abritant désormais sous des logements de fortune à proximité de leurs maisons détruites.

(ats)

Votre opinion