Travail: L'inégalité salariale s'est légèrement estompée
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TravailL'inégalité salariale s'est légèrement estompée

Entre 2007 et 2012, la différence entre les plus petits et les plus gros salaires a légèrement diminué en Suisse.

La rémunération médiane a atteint 49'981 francs annuels en 2012.

La rémunération médiane a atteint 49'981 francs annuels en 2012.

(photo d'illustration), Keystone

L'écart entre les meilleurs et les moins bons salaires s'est légèrement estompé en Suisse entre 2007 et 2012. Les revenus les plus élevés ont crû moins fortement, tandis que les plus bas ont progressé. La rémunération médiane a atteint 49'981 francs annuels en 2012.

Ce dernier indicateur a augmenté de quelque 6600 francs durant la période analysée. Un gain presque identique à celui enregistré pour le salaire moyen, qui s'est relevé d'environ 6700 francs et s'est inscrit à 58'802 francs en 2012, ont détaillé ce mardi 4 août 2015 devant la presse à Bâle des chercheurs de l'institut local BAKBASEL et du Centre des sciences économiques de l'Université de Bâle (WWZ).

Crise financière

Une stagnation a été constatée entre 2009 et 2010 sous l'effet de la crise financière. Mais la pauvreté s'est globalement réduite en six ans, ce qui n'a toutefois eu aucun impact sur la proportion de bénéficiaires de l'aide sociale, restée constante.

Les écarts entre rémunérations relevés en Suisse se situent dans les ordres de grandeur qui ont cours en Allemagne et en France. Ils se révèlent inférieurs à ceux en vigueur aux Etats-Unis, comme l'illustre le coefficient «Gini», fixé à 0,3 en Suisse en 2012, contre 0,4 outre-Atlantique, a comparé Martin Eichler du BAKBASEL.

Classe moyenne à la peine

Au niveau des catégories de revenu, le cinquième le moins bien payé de la population ne compose que 1,5% de l'enveloppe totale, en retrait de 0,1 point entre 2007 et 2011. A l'inverse, le cinquième le mieux rémunéré forme 52,2% de la somme globale, en hausse de 0,8 point.

La classe moyenne a vu sa part du total baisser de 0,7 unité, alors que son taux dans la population ne reculait que de 0,3 point. Mais elle fait état d'une constance remarquable en comparaison internationale, a souligné le professeur du WWZ Kurt Schmidheiny.

Parmi les salariés les mieux lotis, tout le monde n'est pas logé à la même enseigne. Le nombre de millionnaires qui génèrent leur richesse via leur rémunération a reflué de 1,1% à 5701. Les millionnaires qui doivent leur prospérité à leur fortune sont nettement plus nombreux, approchant les 250'000, soit un gain de plus de 10% entre 2007 et 2011. BAKBASEL et le WWZ de l'Université de Bâle comptent à présent mettre gratuitement en ligne leur «moniteur de la répartition».

(ats)

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