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AccidentL'instructeur du pilote venait d'obtenir sa licence

L'instructeur chargé de la formation du pilote du Boeing 777-200 d'Asiana Airlines venait d'obtenir sa licence, a révélé mardi la compagnie sud-coréenne.

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Les dirigeants d'Asiana Airlines lors de la conférence de presse dimanche à San Francisco.

Les dirigeants d'Asiana Airlines lors de la conférence de presse dimanche à San Francisco.

Keystone
Un Boeing 777 de la compagnie Asiana Airlines en provenance de Séoul a raté son atterrissage et pris feu à l'aéroport de San Francisco samedi.

Un Boeing 777 de la compagnie Asiana Airlines en provenance de Séoul a raté son atterrissage et pris feu à l'aéroport de San Francisco samedi.

Reuters
Le crash a fait au moins 2 morts et 82 blessés.

Le crash a fait au moins 2 morts et 82 blessés.

Reuters

Elle continue à défendre son personnel alors que les enquêteurs ont commencé lundi à interroger les quatre pilotes.

Lee Jung-Min, un pilote très expérimenté, a reçu sa licence d'instructeur un mois seulement avant l'accident, selon Asiana. Il était chargé de former son collègue Lee Kang-Kuk dont c'était le premier atterrissage à San Francisco sur ce genre d'appareils.

«Ce n'est pas anormal. Tout instructeur connaît son premier jour en tant qu'instructeur», a fait valoir une porte-parole d'Asiana interrogée à Séoul. L'instructeur a des milliers d'heures de vol à son actif, dont 3000 aux commandes du Boeing 777, a-t-elle ajouté.

Erreur humaine possible

Un faisceau d'éléments semble accréditer l'hypothèse d'une erreur humaine dans cet accident qui a tué deux adolescentes chinoises et blessé 182 personnes, dont plusieurs grièvement.

Les autorités sud-coréennes ont révélé que le capitaine de l'avion Lee Kang-Kuk, 46 ans, n'avait navigué que 43 heures sur un Boeing 777-200 - l'un des plus gros porteurs au monde. Il «connaissait sa première expérience opérationnelle sur un 777», a déclaré Deborah Hersman, présidente de l'agence américaine de sécurité des transports (NTSB).

Selon elle, l'avion s'est approché de la piste d'atterrissage à une vitesse beaucoup trop lente. L'enregistrement des conversations a révélé que l'équipage avait tenté de remettre les gaz et demandé à la tour de contrôle l'autorisation d'éviter l'atterrissage et de reprendre de l'altitude, mais beaucoup trop tard.

Un touriste a filmé l'accident. Ces images seront elles aussi examinées dans le cadre des recherches:

Toutes les hypothèses examinées

Deborah Hersman a toutefois estimé qu'il était «trop tôt» dans l'enquête pour établir de façon formelle l'erreur de pilotage en excluant toute autre hypothèse.

Une équipe de six spécialistes est arrivée lundi à San Francisco en provenance de Séoul pour assister la NTSB.

(ats)

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