17.01.2012 à 17:25

EnergieL'Iran joue la carte de la transparence sur le nucléaire

Une délégation de l’Agence internationale de l’énergie atomique se rendra en Iran du 29 au 31 janvier, a déclaré le représentant de l’Iran auprès de l’AIEA, Ali Asghar Soltanieh, cité mardi par l’agence Fars.

Ali Asghar Soltanieh: «Cette mission viendra en Iran pour négocier et discuter des questions soulevées par l’AIEA.»

Ali Asghar Soltanieh: «Cette mission viendra en Iran pour négocier et discuter des questions soulevées par l’AIEA.»

AFP

«Cette visite est un nouveau signe de la transparence du programme et des activités nucléaires pacifiques de l’Iran et de notre interaction avec l’Agence internationale de l’énergie atomique», a ajouté Ali Asghar Soltanieh.

«Cette mission, dirigée par Herman Nackaerts, viendra en Iran du 29 au 31 janvier pour négocier et discuter des questions soulevées par l’AIEA», a déclaré Ali Asghar Soltanieh.

Jeudi dernier, des diplomates occidentaux basés à Vienne avaient annoncé la visite d’une mission de haut niveau de l’AIEA fin janvier en Iran pour clarifier les soupçons quant à une possible dimension militaire du programme nucléaire de l’Iran.

Tensions grandissantes

Cette visite interviendra sur fond de tensions grandissantes entre Téhéran et les puissances occidentales après l’annonce le 9 janvier par l’Iran de la mise en service d’une deuxième installation d’enrichissement d’uranium et le mystérieux assassinat à Téhéran d’un scientifique nucléaire iranien le 11 janvier.

«Le but de cette mission est d’essayer d’obtenir des réponses une fois pour toutes à toutes les questions soulevées dans le rapport de l’AIEA en novembre», qui avait évoqué «une possible dimension militaire» du programme nucléaire iranien, avait déclaré jeudi un diplomate occidental, sous couvert d’anonymat.

Sanctions financières et pétrolières

Selon les diplomates occidentaux, outre Herman Nackaerts, l’Argentin Rafael Grossi, numéro deux de l’AIEA, et la directrice des affaires juridiques de l’agence, l’Américaine Peri Lynne Johnson, doivent participer à cette mission.

Les pays occidentaux soupçonnent l’Iran de chercher à fabriquer l’arme atomique sous couvert de son programme nucléaire civil. Ce que Téhéran a toujours démenti.

Les Etats-Unis et les pays européens veulent imposer des sanctions financières et pétrolières pour contraindre l’Iran à renoncer à son programme d’enrichissement. Mais la Russie et la Chine refusent de s’y associer et dénoncent les nouvelles sanctions unilatérales occidentales.

(AFP)

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