Actualisé 05.06.2018 à 10:26

NucléaireL'Iran veut enrichir davantage d'uranium

L'Iran compte lancer un programme visant à accroître sa capacité d'enrichissement d'uranium.

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Le président iranien Hassan Rohani a rejeté toute rencontre avec Donald Trump mercredi tant que les sanctions ne seraient pas levées. (Mercredi 25 septembre 2019)

Le président iranien Hassan Rohani a rejeté toute rencontre avec Donald Trump mercredi tant que les sanctions ne seraient pas levées. (Mercredi 25 septembre 2019)

Keystone
Le président français Emmanuel Macron se démène pour organiser une rencontre entre e président iranien Hassan Rohani et Donald Trump. (Mercredi 25 septembre 2019)

Le président français Emmanuel Macron se démène pour organiser une rencontre entre e président iranien Hassan Rohani et Donald Trump. (Mercredi 25 septembre 2019)

AFP
Donald Trump a affirmé lundi qu'aucune rencontre n'était prévue «à ce stade» avec Hassan Rohani, mais il a entretenu le suspense sur la possibilité d'une entrevue, à New York.  (23 septembre 2019)

Donald Trump a affirmé lundi qu'aucune rencontre n'était prévue «à ce stade» avec Hassan Rohani, mais il a entretenu le suspense sur la possibilité d'une entrevue, à New York. (23 septembre 2019)

AFP

L'Iran a notifié lundi à l'AIEA la mise en route d'un plan pour augmenter sa capacité à enrichir l'uranium en accroissant le nombre de ses centrifugeuses. Téhéran se prépare ainsi à l'éventuel écroulement de l'accord de 2015 sur son programme nucléaire.

«Ce que nous faisons ne viole pas l'accord» sur le nucléaire iranien conclu en juillet 2015 à Vienne et dont les États-Unis se sont retirés le 8 mai, a précisé le vice-président iranien Ali Akbar Salehi, cité par l'agence de presse iranienne Fars.

Selon le vice-ministre, qui est également président de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA), «une lettre a été déposée à Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) hier (lundi) sur le commencement de certaines activités».

«Si les conditions le permettent, peut-être que demain soir à Natanz (centre) nous pourrons déclarer l'ouverture du centre de production de nouvelles centrifugeuses», a-t-il ajouté.

Les pourparlers n'ont pas encore échoué

Cité par Fars, M. Salehi a également déclaré que l'annonce de la production de centrifugeuses «ne veut pas dire que nous allons commencer l'assemblage des centrifugeuses» en vue de leur utilisation.

«Ces démarches ne veulent pas dire que les négociations [avec l'Europe] ont échoué», a encore dit M. Salehi, faisant référence aux discussions entre l'Iran et l'Union européenne (UE), l'Allemagne, la France et la Grande-Bretagne pour tenter de garder l'adhésion de la République islamique à l'accord de Vienne malgré le retrait étasunien.

Applications multiples

Dans un discours public tenu lundi, le guide suprême iranien, Ali Khamenei, a indiqué que «l'OIEA (avait) le devoir de se préparer rapidement» à augmenter sa capacité de production d'uranium enrichi.

L'enrichissement de l'uranium permet de produire du combustible pour les centrales nucléaires de production d'électricité atomique ou peut avoir d'autres applications civiles, dans le domaine médical par exemple.

Mais hautement enrichi et en quantité suffisante, l'uranium peut aussi permettre la fabrication d'une bombe atomique.

Accusé par les États-Unis et Israël de chercher à se doter de l'arme atomique, l'Iran a toujours affirmé que son programme nucléaire était uniquement à visée pacifique et civile.

(ats)

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