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FOOTBALLL'Italie évite la défaite de justesse en Bulgarie

Grâce à un but dans les derniers instants de son "Brésilien" Eder, l'Italie a arraché le nul en Bulgarie (2-2), mais a laissé son concurrent la Croatie s'échapper en tête du groupe H.

Eder a marqué le but égalisateur dans les derniers instants de la rencontre entre l'Italie et la Bulgarie (2-2).

Eder a marqué le but égalisateur dans les derniers instants de la rencontre entre l'Italie et la Bulgarie (2-2).

Keystone

Avec son premier but pour sa première sélection avec la «Nazionale», Eder a peut-être enfin fait taire la polémique sur les joueurs d'origine étrangère naturalisés italiens et surnommés« oriundi».

Sélectionné avec l'«Argentin »Franco Vazquez, l'attaquant de la Sampdoria a non seulement validé le choix assumé du sélectionneur Antonio Conte, mais il a évité à l'Italie de connaître sa première défaite dans les éliminatoires.

Entré peu avant l'heure de jeu, Eder a arraché l'égalisation à la 84e minute d'une superbe frappe enroulée.

Toujours invaincus dans le groupe H, les Italiens laissent toutefois la Croatie, larges vainqueurs un peu plus tôt de la Norvège (5-1), s'échapper en tête avec deux points d'avance.

Sans son maître à jouer Andrea Pirlo convalescent, et Claudio Marchisio blessé au genou et forfait pour le match amical mardi contre l'Angleterre, le milieu de terrain du Paris SG Marco Verratti s'est vu confier les clés du jeu pour un succès mitigé.

Malgré un but contre son camp de Minev en leur faveur d'entrée de jeu (3e), les Italiens ont été rapidement menés au score.

Le Parisien Salvatore Sirigu, titulaire à la place de l'habituel N.1 Gianluigi Buffon, s'est tout d'abord incliné sur un tir puissant de Popov (11e). Avant de voir impuissant les Bulgares doubler la mise, six minutes plus tard, par une tête imparable de Micanski (17e).

Les Pays-Bas doutent

Les Pays-Bas, longtemps menés au score par la Turquie après un but de Burak Yilmaz avant la pause, ont sauvé un point samedi à Amsterdam grâce à Klaas-Jan Huntelaar dans les arrêts de jeu mais restent en position délicate, troisième du groupe A des qualifications pour l'Euro-2016.

Avec sept points sur quinze, les Néerlandais, troisièmes du dernier Mondial, restent dans une posture compliquée sur la route devant les mener en France dans un peu plus d'un an. Les Néerlandais demeurent éloignés de la République tchèque (13 points) et de l'Islande (12) tandis que la Turquie (5) est en ballotage défavorable.

Il y aura du suspense dans ce groupe très ouvert mais les Oranje ont la pression.

"Samedi, il faudra gagner. Un autre résultat nous placerait en grandes difficultés", avait déclaré Guus Hiddink. Le sélectionneur a vécu un cauchemar durant 91 minutes.

C'était peut-être prévisible compte tenu des absences de Ron Vlaar, Kevin Strootman, Robin van Persie et Arjen Robben, autant de cadres blessés et forfaits pour cette rencontre importante.

Défensivement, l'axe central composé de Bruno Martins Indi et Stefan De Vrij, s'est révélé catastrophique, notamment sur le but de Burak Yilmaz à la 38e. L'attaquant de Galatasaray était bien seul dans le rectangle pour tromper Jasper Cillessen d'une reprise sèche. Offensivement, ce fut brouillon. Car si les Néerlandais ont largement dominé leurs adversaires, la percussion de Robben et Van Persie a fait défaut. Ibrahim Afellay n'a pas eu la même influence sur le jeu que Robben, malgré une belle occasion à l'heure de jeu. Huntelaar s'est lui montré très nerveux, commettant trop de fautes.

L'entrée au jeu de Luciano Narsingh à la pause n'a pas changé la physionomie d'un match fermé tant les hommes de Fatih Terim, disciplinés, ont longtemps réussi à contenir des adversaires peu inspirés.

Et l'attaquant de Wolfsburg, Bas Dost, monté peu après l'heure de jeu, n'a pas lui non plus réussi à débloquer la situation. Dost rêvait sans doute d'un meilleur sort à l'occasion de sa première apparition en Oranje. C'est un ancien qui a sauvé les meubles. Une lourde frappe de Wesley Sneijder, détournée par Klaas-Jan Huntelaar, a sorti l'Arena de sa torpeur dans les dernières secondes. "Nous avons eu les meilleures occasions. Nous avons eu la possession. Mais il ne suffit pas de dominer pour gagner. Nous n'avons pas été mauvais mais nous n'avons pas été assez bons", a déclaré Sneijder.

Le capitaine néerlandais a peut-être sauvé la tête de son entraîneur en égalisant.

Un revers aurait posé la question du maintien ou non de Guus Hiddink à son poste. Avant la rencontre, les dirigeants de la Fédération (KNVB) avait répété leur soutien au sélectionneur, "quoiqu'il arrive".

Mardi, les Pays-Bas affronteront l'Espagne dans un match amical de prestige. Mais le moral est dans les chaussettes.

(AFP)

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