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Crise de la detteL'Italie supprime des dizaines de provinces par économie

L'objectif de cette mesure est de réaliser des économies dans les coûts de la politique et de l'administration publique.

Le gouvernement italien a adopté mercredi un décret-loi qui supprime des dizaines de provinces dans le pays.

L'Italie comprend vingt régions, dont cinq à statut spécial bénéficiant d'un grand degré d'autonomie, et la loi ne concerne que les provinces des quinze régions à statut ordinaire, les autres devant faire l'objet d'un autre document.

«Le nombre de provinces dans les régions à statut ordinaire passera de 86 à 51, y compris les villes métropolitaines», indique un communiqué publié à l'issue d'un Conseil des ministres.

«Villes métropolitaines»

Les «villes métropolitaines» sont de grandes villes, comme Rome ou Bologne, par exemple, qui ont aussi une province. Cela signifie que la province de Rome disparaîtra au profit de Rome «ville métropolitaine», une appellation entraînant des pouvoirs supérieurs à ceux dont dispose une simple municipalité.

«A partir du 1er janvier 2014 les villes métropolitaines, qui remplacent les provinces dans les principaux centres urbains du pays, deviendront opérationnelles», ajoute le communiqué.

Les «gouvernements» provinciaux seront éliminés à partir du 1er janvier 2013. Pendant un an les présidents des provinces pourront être aidés par trois conseillers et à partir du 1er janvier 2014 les provinces concernées n'existeront plus.

Fusions aux portes de la Suisse

Plusieurs provinces situées aux portes de la Suisse sont concernées par cette mesure. Dans le Piémont, Verbano-Cusio-Ossola (Domodossola) devra fusionner avec Novare, alors que les provinces de Biella et de Vercelli devront se réunir. En Lombardie, les trois provinces de Come, Varèse et Lecco seront aussi rassemblées.

Le gouvernement de Mario Monti, appelé à la rescousse en novembre 2011 pour sortir le pays de la crise dans laquelle il s'enfonçait, a adopté de nombreuses mesures d'austérité dans différents domaines. Une de ces mesures était la disparition des provinces de moins de 350'000 habitants ou ayant moins de 2500 km carrés.

Le communiqué annonce également l'intention de poursuivre «la réorganisation des bureaux locaux du gouvernement» comme les préfectures ou les préfectures de police «et à la fin de ce processus il sera possible de calculer les économies effectives de la réforme dans son ensemble», conclut le communiqué.

(ats/afp)

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