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UKRAINEL'observateur suisse de l'OSCE a été libéré

Des observateurs de l'OSCE - un Suisse, un Danois, un Turc et un Estonien - enlevés il y a plus d'un mois par des rebelles pro-russes ont été libérés.

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Le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, a mis en garde l'UE contre de nouvelles sanctions. (8 septembre 2014)

Le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, a mis en garde l'UE contre de nouvelles sanctions. (8 septembre 2014)

Keystone
De la fumée s'élève près de l'aéroport de Donetsk. (Photo d'illustration) (Dimanche 7 septembre 2014)

De la fumée s'élève près de l'aéroport de Donetsk. (Photo d'illustration) (Dimanche 7 septembre 2014)

AFP
Un char endommagé de l'armée ukrainienne abandonné à proximité d'un jardin d'enfants détruit dans le village de Kominternove, dans l'est du pays. (6 septembre 2014).

Un char endommagé de l'armée ukrainienne abandonné à proximité d'un jardin d'enfants détruit dans le village de Kominternove, dans l'est du pays. (6 septembre 2014).

Keystone

Quatre observateurs de l'OSCE - un Suisse, un Danois, un Turc et un Estonien - enlevés le 26 mai par des rebelles pro-russes dans l'est de l'Ukraine ont été libérés. Ils ont été conduits par des hommes armés vendredi matin dans un hôtel de Donetsk, place forte des séparatistes, où ils ont été remis à leurs collègues.

«Le chemin fut long et cette libération est le fruit de notre bonne volonté, elle s'est faite sans condition», a déclaré à la presse Alexandre Borodaï, «Premier ministre» de la «République de Donetsk» autoproclamée par les séparatistes. «J'espère que nous pourrons faciliter la remise en liberté des quatre autres observateurs» retenus dans l'est de l'Ukraine, a-t-il ajouté.

32 jours d'absence

Après 32 jours d'absence, les otages libérés sont apparus en bonne santé, mais fatigués et tendus. Ils ont refusé de parler aux journalistes.

Alexandre Borodaï a précisé qu'ils avaient été détenus par un chef rebelle de la région voisine de Lougansk. Les dirigeants séparatistes à Donetsk et à Lougansk affirment régulièrement ne pas contrôler dans leur région tous les groupes paramilitaires qui luttent contre les forces ukrainiennes.

Deuxième équipe

Suite à ce geste de bonne volonté dans les discussions en cours dans l'est de l'Ukraine, le président de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) Didier Burkhalter a remercié tous les acteurs ayant œuvré pour cette issue heureuse. Il a toutefois rappelé que de nombreuses autres personnes étaient encore détenues dans l'est du pays, selon un communiqué de l'organisation.

Le ministre des Affaires étrangères de la Confédération a en particulier appelé à la libération sans délai de la deuxième équipe de l'OSCE basée à Lougansk, retenue depuis le 29 mai. «Nous sommes très préoccupés par le sort de nos quatre autres collègues», a affirmé de son côté Mark Etherington, le numéro deux de la mission de l'OSCE en Ukraine.

Les observateurs continuent de travailler à Donetsk et à Lougansk, assure l'organisation dans un autre communiqué. Les équipes ont toutefois été reconfigurées au regard de la situation sécuritaire, précise-t-elle, indiquant que le nombre d'observateurs a temporairement été réduit dans ces deux régions.

Retour au pays

L'observateur suisse se trouve actuellement en compagnie de représentants de l'OSCE dans un lieu sûr de l'Ukraine et rentrera au pays aussitôt que possible, précise pour sa part le Département fédéral des Affaires étrangères (DFAE), qui fait part de son «profond soulagement». Il appelle également à la libération «rapide et sans conditions» des quatre autres observateurs.

Le sort des otages était au menu des tractations menées entre les médiateurs du gouvernement de Kiev, l'OSCE, la Russie et les chefs de file de l'insurrection et destinées à mettre fin au conflit.

Les séparatistes pro-russes ont accepté lundi d'observer un cessez-le-feu jusqu'à ce vendredi. Ils ont également donné leur feu vert pour participer à de nouvelles négociations ce vendredi.

(ats)

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