Irak: L'offensive contre Hawija, fief de l'EI, débute
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IrakL'offensive contre Hawija, fief de l'EI, débute

L'offensive contre l'un des deux derniers bastions du groupe Etat islamique a démarré, a annoncé le premier ministre irakien jeudi.

Des soldats irakiens dans la province d'Anbar. (Mardi 19 septembre 2017)

Des soldats irakiens dans la province d'Anbar. (Mardi 19 septembre 2017)

AFP

Le premier ministre irakien Haïder al-Abadi a annoncé jeudi le début de l'offensive contre Hawija, l'un des deux derniers bastions du groupe Etat islamique (EI) dans le pays. La région de Hawija, à 230 km au nord-est de Bagdad et 45 de la ville pétrolière de Kirkouk, a été une des premières régions contrôlée par l'EI en 2014.

«A l'aube d'une nouvelle journée, nous annonçons le lancement de la première étape de la libération de Hawija, conformément à l'accomplissement de notre engagement envers notre peuple de libérer tout le territoire irakien et de le purger des gangs terroristes de «Daech» (acronyme arabe de l'EI)», affirme-t-il dans un communiqué.

Violents bombardements

«Salut à toutes nos forces, qui livrent plusieurs batailles de libération en même temps et qui remportent victoire après victoire et celle-ci en sera une autre, avec l'aide de Dieu», a-t-il affirmé.

De violents bombardements d'artillerie étaient entendus jeudi matin et l'armée se dirigeait sur la localité de Sharqat, au sud-ouest de Hawija, a indiqué un journaliste de l'AFP sur place.

Hawija est située dans la province pétrolière de Kirkouk, que se disputent depuis des années le gouvernement fédéral à Bagdad et la région autonome du Kurdistan qui la borde au nord et à l'est.

«Kandahar d'Irak»

La bataille pour la reconquête de cette ville de plus de 70'000 habitants intervient à l'approche du référendum sur l'indépendance du Kurdistan irakien, auquel la province de Kirkouk a décidé de participer, contre l'avis de Bagdad qui juge ce vote contraire à la Constitution irakienne.

La région de Kirkouk avait été surnommée par les forces américaines, qui ont envahi le pays en 2003, le «Kandahar d'Irak», en allusion aux talibans en Afghanistan, en raison du nombre d'attentats contre leurs soldats.

Elle a également été un bastion antigouvernemental et en avril 2013, les autorités avaient abattu des dizaines de manifestants sunnites.

A cet époque, Maria Fantappie, analyste auprès de l'organisation non-gouvernementale International Crisis Group, avait estimé que Hawija avait été «un tournant dans la violence qui avait permis de réactiver des groupes insurgés» ainsi que les extrémistes liés à Al-Qaïda.

Offensive poursuivie dans le désert

La minorité sunnite, au pouvoir sous Saddam Hussein, avait lancé fin 2012 une campagne de protestation contre le gouvernement, contrôlé par les chiites, accusés de vouloir monopoliser tous les pouvoirs et de procéder à des arrestations arbitraires. Concomitamment à l'offensive sur Hawija, les forces irakiennes poursuivent leur offensive dans le désert dans l'ouest du pays.

L'opération, appuyée par les avions de la coalition internationale antidjihadistes et les hélicoptères de l'armée irakienne, vise à s'emparer de trois localités toujours aux mains des djihadistes, à une centaine de kilomètres de la frontière syrienne dans l'immense et désertique province occidentale d'al-Anbar.

L'objectif des troupes irakiennes est de reprendre Anna, puis Rawa et enfin Qaïm, dernière localité avant la frontière et la province syriennes de Deir Ezzor.

(afp/ats)

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