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EpidémieL'OMS décrète Ebola urgence de santé mondiale

Le comité ne demande pas de restriction sur les voyages. Le commissaire européen de la santé estime faible le risque de propagation du virus en Europe.

L'Organisation mondiale de la santé a décrété vendredi que l'épidémie de fièvre hémorragique Ebola qui frappe l'Afrique de l'Ouest était «une urgence de santé publique de portée mondiale».

«L'OMS a accepté les conclusions» en ce sens de son comité d'urgence, qui s'est réuni mercredi et jeudi à Genève, a déclaré devant la presse le Dr Margaret Chan, directrice générale de l'Organisation. Le comité a été «unanime pour considérer que les conditions d'une urgence de santé publique de portée mondiale sont réunies», a-t-elle ajouté.

Mode de transmission du virus:

Risque faible pour l'Europe

Le commissaire européen chargé de la Santé, Tonio Borg, a estimé vendredi «extrêmement faible» le risque que l'épidémie de fièvre hémorragique Ebola se propage sur le continent, au moment où l'Organisation mondiale de la santé a décrété «une urgence de santé publique de portée mondiale».

«Je veux rassurer les citoyens, les risques de voir Ebola toucher les territoires européens est extrêmement faible. A la fois car peu de personnes se rendant en Europe sont susceptibles d'être infectées et en raison de la façon dont se transmet le virus, uniquement par contact direct avec les fluides corporels d'un malade», a-t-il écrit dans un communiqué.

«L'UE suit depuis des mois la situation en Afrique de l'Ouest et dans le cas peu probable où le virus toucherait l'Europe, nous sommes préparés à y faire face».

Devant une situation qui continue de s'aggraver, il faut une «réponse internationale coordonnée» pour «arrêter et faire reculer la propagation internationale d'Ebola».

Lire: Les transmissions d'Ebola inévitables aux Etats-Unis

Épidémie la plus sévère depuis quarante ans

L'épidémie d'Ebola, qui a fait près de 1000 morts depuis le début de l'année sur plus de 1700 cas présumés, est «la plus importante et la plus sévère» en quatre décennies, a encore souligné le Dr Chan.

Elle a estimé que les pays d'Afrique de l'Ouest touchés – le Liberia, la Sierra Leone, la Guinée et, dans une moindre mesure, le Nigeria – «ne peuvent y faire face par eux-mêmes» et a appelé «la communauté internationale à leur fournir le soutien nécessaire».

Pas de restrictions sur les voyages

Mme Chang a ajouté qu'elle avait accepté les conclusions du comité et décrété cette «urgence de santé publique de portée mondiale», l'OMS coordonnant au quotidien la mobilisation internationale face à Ebola.

Le comité d'urgence a exclu des restrictions sur les voyages internationaux ou sur le commerce international. Mais, a-t-il dit, «les Etats doivent se préparer à détecter et traiter des cas de malades Ebola» et «à faciliter l'évacuation de leurs ressortissants, en particulier les personnels médicaux, qui ont été exposés à Ebola».

Le comité souligne que les chefs d’État des pays affectés doivent «décréter un état d'urgence» et «s'adresser personnellement à la nation pour fournir l'information sur la situation».

30 jours de quarantaine

Le Dr Keiji Fukuda, adjoint de la directrice générale en charge de l'épidémie, a précisé que comme le temps d'incubation est de 21 jours, les personnes affectées doivent rester 30 jours en quarantaine.

Ceux qui ont été en contact avec des malades, à l'exception du personnel médical équipé de vêtements protecteurs, ne doivent pas être autorisés à voyager, a-t-il précisé.

Il a également indiqué que les équipages des vols commerciaux qui se rendent dans les pays affectés doivent recevoir une formation ainsi que du matériel médical pour leur protection et celle de leurs passagers.

«Empêcher les compagnies aériennes de se rendre dans ces pays affecterait leur économie», a affirmé Mme Chan.

Le comité recommande également que tous les voyageurs quittant les pays affectés fassent l'objet d'un examen dans les aéroports, les ports et aux principaux postes frontières, avec un questionnaire et une prise de température, les cas suspects devant être stoppés.

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(AFP)

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