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VirusL'OMS réclame une «grande vigilance» face à la grippe aviaire

L'Organisation mondiale de la santé s'est montrée rassurante concernant les cas de H5N8 dans les élevages de volailles contaminés en Europe. Mais elle demande à rester en alerte pour éviter l'épidémie.

Le virus est arrivé d'Asie avec la migration des oiseaux sauvages.

Le virus est arrivé d'Asie avec la migration des oiseaux sauvages.

Keystone

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé mardi 18 novembre à une «grande vigilance» vis-à-vis de l'apparition de la grippe aviaire dans des élevages de volailles en Europe, tout en cherchant à rassurer sur son évolution probable. Certains pays ont recensé des cas, mais des mesures sanitaires drastiques ont été prises.

Pas forcément transmissible à l'homme

On ignore si le virus H5N8 peut contaminer l'être humain, selon l'organisation spécialisée de l'ONU, qui n'exclut pas un tel risque. «Je ne suis pas particulièrement inquiète concernant ce virus, pas plus que d'autres circulant actuellement, mais nous devons faire preuve d'une grande vigilance», a déclaré l'épidémiologiste de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Elizabeth Mumford, devant la presse.

D'autres cas du virus H5N8 vont «très certainement» apparaître sur des animaux sauvages, sans qu'une transmission à l'homme n'ait encore été signalée. Toutefois, la spécialiste n'a pas exclu que cette variante puisse contaminer les humains en contact avec des oiseaux malades. Elle a admis en savoir «très peu sur ce virus» pour le moment et rien n'est à exclure avant que des recherches plus poussées soient effectuées.

Des cas en Europe

Cantonnés jusqu'à présent à l'Asie, des cas ont été reportés au début du mois en Allemagne puis aux Pays-Bas et en Grande-Bretagne où des mesures sanitaires drastiques ont été prises - abattage des volailles infectées, établissement de zones de protection et de surveillance et interdiction de vente de produits de volailles à d'autres pays.

«Nous savons que le virus est arrivé d'Asie avec la migration d'oiseaux sauvages (...) et que les canards sauvages peuvent continuer à migrer tout en étant infectés du virus et le propager», a poursuivi Mme Mumford.

L'OMS a rappelé les mesures de précaution à respecter comme le fait de ne pas toucher un oiseau sauvage malade ou mort et pour les personnes effectuant les relevés sur tout animal potentiellement infecté de surveiller leur température dans les deux semaines suivantes.

(ats)

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