Sud-Soudan: L'ONU accuse l'armée d'exactions contre des civils
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Sud-SoudanL'ONU accuse l'armée d'exactions contre des civils

Des civils ont été tués, des femmes et des jeunes filles violées au mois de juillet lors d'affrontements dans la capitale Juba.

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Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté une résolution prolongeant jusqu'en mai 2021 l'embargo sur les armes et les sanctions individuelles imposés au Soudan du Sud. (29 mai 2020)

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté une résolution prolongeant jusqu'en mai 2021 l'embargo sur les armes et les sanctions individuelles imposés au Soudan du Sud. (29 mai 2020)

AFP
Un délai de 100 jours a été accordé jeudi aux belligérants du conflit sud-soudanais - le président Salva Kiir et le chef rebelle Riek Machar - pour leur permettre de former un gouvernement d'union nationale. (7 novembre 2019)

Un délai de 100 jours a été accordé jeudi aux belligérants du conflit sud-soudanais - le président Salva Kiir et le chef rebelle Riek Machar - pour leur permettre de former un gouvernement d'union nationale. (7 novembre 2019)

AFP
L'ONU réclame que les coupables d'agressions sexuelles massives au Soudan du Sud soient poursuivis en justice. (Lundi 3 décembre 2018)

L'ONU réclame que les coupables d'agressions sexuelles massives au Soudan du Sud soient poursuivis en justice. (Lundi 3 décembre 2018)

AFP

L'ONU a accusé jeudi des membres des troupes gouvernementales et des forces de sécurité du Soudan du Sud d'avoir tué des civils et violé des femmes et des jeunes filles le mois dernier lors d'affrontements dans la capitale Juba. Elle exhorte le gouvernement de poursuivre les responsables.

Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, a également demandé au Conseil de sécurité de prendre rapidement des mesures pour stopper les violences entre partisans du président Salva Kiir et de son ancien vice-président Riek Machar.

Des personnes de l'ethnie Nuer

«Alors que certains civils ont été tués dans des échanges de tirs entre les deux camps, il a été rapporté que d'autres ont été exécutés sommairement par les soldats du gouvernement, qui visaient plus spécifiquement des personnes de l'ethnie Nuer», l'ethnie de Riek Machar, déclare le Haut commissaire dans ce communiqué détaillant les résultats d'une enquête de son bureau.

Les faits se sont produits le 11 juillet. Selon le communiqué, des militaires de l'Armée populaire de libération du Soudan (SPLA) ont arrêté huit Nuers lors d'un raid dans des maisons du quartier Munuki, à Juba, et les ont emmenés dans deux hôtels des environs, «où ils ont tué quatre d'entre eux».

Des violences sexuelles

Un journaliste de la même ethnie aurait été tué par des membres de la SPLA dans un autre hôtel le même jour. L'ONU a dénombré au total 73 civils tués mais le bilan pourrait s'alourdir, souligne Zeid Ra'ad Al Hussein.

«Les combats ont aussi provoqué des violences sexuelles, y compris des viols et des viols collectifs par des militaires en uniforme et des hommes en civil», ajoute-t-il. Du 8 au 25 juillet, l'ONU a relevé 217 cas de violences sexuelles à Juba.

Mardi, le président Kiir a limogé six ministres alliés de Riek Machar. Cette mesure risque d'enflammer davantage encore le conflit qui déchire le plus jeune pays du monde et oppose Dinkas et Nuers, les ethnies respectives de Salva Kiir et Riek Machar.

(ats)

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