16.12.2016 à 23:43

Soudan du SudL'ONU renouvelle pour un an le mandat de la Minuss

Les membres du Conseil de sécurité sont enfin tombés d'accord après des jours de discussions.

Le Conseil de sécurité au siège de l'ONU, à New York.

Le Conseil de sécurité au siège de l'ONU, à New York.

AFP

Les quinze membres du Conseil de sécurité de l'ONU ont renouvelé à l'unanimité vendredi le mandat des Casques bleus au Soudan du Sud pour un an, malgré des réserves exprimées par la Russie notamment.

Le Conseil avait dû prolonger de 24 heures ce mandat arrivé à expiration jeudi, le temps d'apaiser les objections russes.

En vertu de la résolution adoptée vendredi, la mission des Casques bleus (Minuss) reste axée sur la protection des civils, la défense des droits de l'homme et la livraison de l'aide humanitaire aux victimes de la guerre civile qui ravage le pays depuis décembre 2013.

L'effectif maximum des Casques bleus est fixé à 17.000 soldats, incluant une force régionale de protection de 4.000 militaires dont la création avait déjà été décidée par le Conseil mais qui n'est pas encore opérationnelle.

Libre circulation

Le Conseil a une nouvelle fois appelé les deux camps --forces gouvernementales du président Salva Kiir et rebelles affidés à l'ex-vice président Riek Machar-- «à mettre fin immédiatement aux combats».

Il a aussi demandé au gouvernement sud-soudanais de cesser de mettre des obstacles à la libre circulation et aux activités de la Minuss, et a menacé les fauteurs de trouble de sanctions ciblées en vertu d'une précédente résolution.

Les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France militent depuis des mois pour un embargo sur les armes au Soudan du Sud et pour des sanctions ciblées contre des responsables des deux camps, dont M. Machar exilé en Afrique du Sud. Mais Russie, Chine, Venezuela et les pays africains membres du Conseil --Angola, Sénégal, Egypte-- s'y opposent.

2,5 millions de déplacés

La force régionale de protection a vocation à protéger les civils dans la capitale Juba, théâtre en juillet d'affrontements meurtriers et d'exactions. Son déploiement a été accepté fin novembre par le gouvernement sud-soudanais, après plusieurs mois d'atermoiements.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a mis en garde mi-novembre contre le risque «d'atrocités de masse» dans ce pays et a averti que les Casques bleus n'auraient pas les moyens de les empêcher.

Indépendant depuis 2011, le Soudan du Sud a plongé dans une guerre civile qui a fait des dizaines de milliers de morts et plus de 2,5 millions de déplacés.

(AFP)

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