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Grogne frontalièreL'«opération escargot» était une coquille vide!

Le groupe de travailleurs frontaliers français qui avait annoncé vouloir bloquer vendredi le trafic à divers postes de douane franco-suisses n'a pas mis ses menaces à exécution.

Comme le reste des postes-frontière situés entre Genève et le Jura, le village de Goumois (JU) n'a connu aucune perturbation.

Comme le reste des postes-frontière situés entre Genève et le Jura, le village de Goumois (JU) n'a connu aucune perturbation.

ARCHIVES, Keystone

Le porte-parole des gardes-frontière Michel Bachar a indiqué vendredi en milieu de journée qu'aucune perturbation ne lui avait été signalée à la frontière.

Avec cette «opération escargot», les travailleurs frontaliers entendaient manifester leur colère après la décision de la France de leur supprimer le droit d'option en matière d'assurance maladie. Les grandes associations de travailleurs frontaliers n'ont pas apporté leur soutien à ces opérations blocages de postes de douane.

Une retenue qui n'empêche pas ces organisations de combattre avec vigueur la récente décision du gouvernement français de faire cotiser à la Sécurité sociale française tous les travailleurs frontaliers résidant en France qui sont actuellement affiliés à une assurance maladie privée.

Cette mesure, qui concerne une minorité de Suisses, doit rapporter quelque 150 millions d'euros (183 millions de francs) à la Sécurité sociale française. Les travaillleurs qui n'avaient pas choisi le système suisse de la LAMal, avaient jusqu'à présent le choix entre l'assurance maladie française (CMU) ou une assurance privée.

Paris a décidé récemment de ne pas prolonger ce dispositif dérogatoire, qui doit prendre fin le 1er juin 2014. Aujourd'hui, seuls 9000 frontaliers environ sont assurés auprès de la CMU, alors que 153'000 ont opté pour une assurance privée, souvent moins onéreuse.

(ats)

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