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EgypteL'opposition ne veut plus la démission de Morsi

La principale coalition de l'opposition égyptienne, le Front de salut national (FSN), s'est rétracté lundi après avoir déclaré ce week-end qu'elle s'associait aux appels à la chute du président Mohamed Morsi.

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Les manifestations continuaient lundi, jour des funérailles de l'activiste tué par les forces armées. (4 février 2013)

Les manifestations continuaient lundi, jour des funérailles de l'activiste tué par les forces armées. (4 février 2013)

Reuters
Funérailles. (4 février 2013)

Funérailles. (4 février 2013)

Reuters
Funérailles du manifestant tué. (4 février 2013)

Funérailles du manifestant tué. (4 février 2013)

Reuters

Au terme d'une semaine de violence entre manifestants anti-Morsi et forces de sécurité qui ont fait 59 morts, le FSN demandait samedi dans un communiqué à ce que Morsi, son ministre de l'Intérieur et «tous ceux qui sont associés à ces crimes» soient poursuivis en justice pour «meurtres, torture et détention illégale».

Ce communiqué avait été publié en réaction à la diffusion d'une vidéo qui a provoqué la colère de l'opinion publique. On y voit des policiers frappant et traînant un homme nu en marge d'une manifestation vendredi. Cet homme avait dit tout d'abord avoir été déhabillé et brutalisé par des manifestants, avant de se rétracter et d'accuser la police.

Points sur les «i»

Cependant, lundi, le porte-parole du FSN, Khaled Daoud, a tenu à mettre les points sur les «i» en assurant que sa coalition, qui rassemble des partis libéraux ou de gauche, ne réclamait pas la destitution de Mohamed Morsi, qui a pris ses fonctions il y a sept mois à l'issue de la première élection présidentielle démocratique de l'histoire du pays.

«Nous n'appelons pas au renversement du président Mohamed Morsi pour le moment. Nous sommes bien conscients qu'il a été élu mais cela ne lui donne pas le droit de changer toutes les règles du jeu», a dit Khaled Daoud à Reuters.

Selon Ahmed Kamal, porte-parole du parti Congrès (la formation d'Amr Moussa, ancien secrétaire général de la Ligue arabe), chaque mot de cette déclaration a été pesé afin de mettre en garde «contre toute méthode violente et contre toute nouvelle dictature», sans remettre en question la légitimité démocratique de Mohamed Morsi.

Tortures policières fatales

Par ailleurs, un manifestant emmené par la police le 25 janvier place Tahrir au Caire puis hospitalisé sans connaissance est décédé de ses blessures ce qui a conduit les organisations des droits de l'homme à accuser une nouvelle fois la police de brutalités.

Le militant a été emmené dans un camp de la police où il a été torturé, ont rapporté des activistes, détenus avec lui et libérés par la suite, selon le récit de sa mère, Samia, sur une chaîne satellitaire privée, Al-Nahar.

Selon un rapport médical préliminaire, cité par des activistes, Mohamed al-Guindi avait été battu avec des objets contondants et a eu des côtes brisées, et a subi des chocs électriques.

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