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DIPLOMATIEL'opposition syrienne attendue par Kerry à Genève-2

La coalition de l'opposition syrienne réunit vendredi son assemblée générale à huis clos dans un hôtel de la lointaine banlieue stambouliote.

John Kerry à la conférence des donateurs mercredi 15 janvier.

John Kerry à la conférence des donateurs mercredi 15 janvier.

Keystone

L'opposition syrienne en exil, divisée comme jamais, se retrouve une nouvelle fois vendredi à Istanbul, en Turquie, pour se prononcer sur sa participation ou non à la conférence de paix de Genève II. La réunion doit se tenir la semaine prochaine à Montreux (VD).

A cinq jours du coup d'envoi du rendez-vous diplomatique imposé par la Russie et les Etats-Unis, la coalition de l'opposition syrienne réunit son assemblée générale à huis clos dans un hôtel de la lointaine banlieue stambouliote.

«Vu les discussions animées de la dernière fois, la réunion pourrait se prolonger jusqu'à samedi», a indiqué un membre de la coalition.

Lors d'une première réunion dans la mégapole turque, il y a dix jours, les quelque 120 délégués de l'opposition modérée au président syrien Bachar al-Assad avaient été incapables de se prononcer, minés par les divisions qui les déchirent.

Appel de Kerry

A la veille de sa nouvelle réunion, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a une nouvelle fois exhorté la coalition à envoyer une délégation en Suisse.

Une partie des membres de la coalition, à commencer par le Conseil national syrien (CNS), sa principale composante, refuse de s'asseoir à la même table que des représentants du régime de Damas.

En novembre, la coalition avait posé comme stricte condition à sa participation que ces discussions se déroulent «sur la base d'un transfert intégral» du pouvoir et que le président Assad «et ceux qui ont du sang sur les mains ne jouent aucun rôle dans la phase transitoire et dans l'avenir de la Syrie».

Elle exige également un «cessez-le-feu» pendant la durée des discussions. Mais ses conditions sont loin d'être satisfaites.

Damas reste ferme

Le régime syrien a répété que Damas n'irait pas à Genève «pour remettre le pouvoir à qui que ce soit, ni faire de transactions avec qui que soit», et qu'il revenait à Bachar al-Assad de mener la transition.

Conscients des réticences de plus en plus fortes qui animent l'opposition, ses parrains occidentaux et arabes ont multiplié les assurances et les pressions pour les convaincre de faire le voyage en Suisse, condition sine qua non de sa crédibilité.

La conférence de Montreux doit tenter de trouver une solution politique susceptible de mettre fin à la guerre civile en Syrie, qui a fait plus de 130'000 morts et des millions de réfugiés et déplacés depuis mars 2011.

(afp/ats)

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