ConflitL'opposition syrienne aura un «ambassadeur» à Paris
Le président français François Hollande a annoncé samedi que la France allait accueillir à Paris un «ambassadeur» de la nouvelle Coalition de l'opposition syrienne.

François Hollande et le chef de l'opposition syrienne, Ahmad Moaz al-Khatib, sur le perron de l'Elysée, samedi 17 novembre 2012.
Celle-ci s'est engagée à intégrer dans un futur gouvernement «technocrate» «toutes les composantes de la Syrie».
François Hollande et le chef de l'opposition syrienne, Ahmad Moaz al-Khatib, qu'il a reçu à l'Elysée ont annoncé la nomination de Monzir Makhous au poste d'ambassadeur, quatre jours après la reconnaissance par la France de la nouvelle coalition d'opposition comme futur gouvernement provisoire de la Syrie, une première en Europe.
«Le docteur Makhous est l'une des premières personnalités à avoir parlé de liberté en Syrie», a déclaré Ahmad Moaz al-Khatib. «A l'origine, il appartient à la communauté alaouite, mais c'est avant tout un homme libre, qui a toujours travaillé pour le peuple syrien».
Paris en exemple
François Hollande a dit espérer que «de nombreux pays» suivent cet exemple, confirmant la volonté de Paris de «servir d'exemple» et d'entraîner ses alliés occidentaux dans la résolution du conflit en Syrie.
Ahmad Moaz al-Khatib a assuré que la nouvelle Coalition veut former vite une «gouvernement de technocrates» incluant «toutes les composantes de la Syrie», notamment des «chrétiens et alaouites», qui «travaillera jusqu'à la chute du régime».
Les différentes composantes de l'opposition syrienne réunies à Doha, au Qatar, ont conclu dimanche sous la pression internationale un «accord initial» sur la formation d'une nouvelle instance représentative censée resserrer les rangs rebelles et favoriser la chute du régime de Damas.