Pourparlers à Genève: L'opposition syrienne «ne demande pas de miracle»

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Pourparlers à GenèveL'opposition syrienne «ne demande pas de miracle»

Comprenant une quinzaine de membres, la délégation du Haut conseil des négociations mise sur pied par l'opposition syrienne doit arriver en fin de journée à Genève.

Les pourparlers sur la Syrie vont avoir lieu à Genève.

Les pourparlers sur la Syrie vont avoir lieu à Genève.

Keystone

La délégation du Haut conseil des négociations (HCN) mise sur pied par l'opposition syrienne demande «l'arrêt des bombardements aveugles de marchés, d'hôpitaux et d'écoles» par le régime de Damas. Comprenant une quinzaine de membres, elle doit arriver en fin de journée à Genève.

«Nous allons à Genève pour tester le sérieux des promesses de la communauté internationale au peuple syrien et celui du régime concernant la mise en oeuvre de ses obligations humanitaires. Nous voulons montrer au monde que nous sommes décidés à aller vers des négociations pour trouver une solution politique», a déclaré samedi Naasan Agha, représentant de l'organisation, à l'agence Reuters.

«Nous ne demandons pas de miracles ni une complète cessation des hostilités, mais l'arrêt des bombardements aveugles de marchés, d'hôpitaux et d'écoles par le régime et ses parrains russes», a-t-il ajouté.

Entretiens avec de Mistura

«Nous arrivons ce soir à Genève», a déclaré par téléphone à l'AFP Monzer Makhous, porte-parole du HCN. Le coordinateur du HCN, Riad Hijab, rejoindra cette délégation plus tard et les entretiens avec l'émissaire spécial de l'ONU pour la Syrie Staffan de Mistura commenceront «peut-être demain» (dimanche), a-t-il précisé.

Après quatre jours d'hésitation, le HCN a finalement décidé vendredi soir de se joindre aux discussions ouvertes par M. de Mistura, qui a déjà rencontré une délégation du régime de Damas vendredi à Genève.

L'opposition, qui refusait de participer à ces pourparlers indirects en raison de la situation humanitaire catastrophique en Syrie, affirme avoir obtenu des garanties des Nations unies sur certains points. Elle s'est donc décidée à rallier Genève, tout en répétant qu'elle venait essentiellement pour discuter avec M. de Mistura.

Des responsables kurdes quittent Genève

Le chef du principal parti kurde syrien PYD, Saleh Muslim, ainsi que d'autres responsables kurdes qui se trouvaient à Genève en espérant être invitées aux discussions sur la Syrie, ont finalement quitté la Suisse, ont indiqué samedi à l'AFP des sources kurdes. L'ONU a renoncé à les convier, selon elles.

Saleh Muslim et ses conseillers, arrivés la semaine dernière à Genève, sont partis vendredi soir, selon une de ces sources. «Nous avons quitté Genève parce que nous n'avons pas eu d'invitation. Nous ne nous sentirons engagés par aucune décision prise à Genève, y compris par un cessez-le-feu», a indiqué cette source sous couvert de l'anonymat.

Les Syriens meurent toujours de faim à Madaya

Seize autre personnes sont mortes de faim dans la ville syrienne de Madaya (ouest), assiégée par les forces prorégime, depuis que des convois humanitaires y sont entrés mi-janvier, a annoncé samedi Médecins sans frontières (MSF).

Les cas de malnutrition sont estimés à 320 dont 33 patients en «danger de mort», a par ailleurs précisé l'organisation humanitaire en déplorant que «des gens continuent à mourir de faim» à Madaya.

(AFP)

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