Loi sur le CO₂, - L’UDC s'attaque au privilège de riches
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Loi sur le CO₂,L’UDC s'attaque au privilège de riches

L’UDC a lancé sa campagne contre la loi sur le CO₂ sur un thème cher à la gauche: les privilèges des nantis.

par
Eric Felley
Le visuel de campagne sur le site de l’UDC: un message clair pour l’électorat pauvre…

Le visuel de campagne sur le site de l’UDC: un message clair pour l’électorat pauvre…

UDC

Lors d’une conférence de presse ce lundi à Berne, l’UDC a lancé sa campagne contre la loi sur le CO₂ votée par le Parlement et contre laquelle elle a lancé un référendum. C’est le seul parti à se battre contre cette loi que le peuple votera le 13 juin prochain. Plusieurs intervenants ont thématisé sur un thème généralement porté par la gauche pour dire qu’avec cette loi la mobilité deviendra un «privilège de riches».

Pour l’UDC, avec les taxes introduites frappant les énergies fossiles, cette loi discrimine la population des campagnes qui ont besoin de la voiture: «Les déplacements en voiture et les vacances en avion deviendront-ils bientôt des privilèges de riches? Ce sera malheureusement le cas si le peuple accepte cette loi imposée par la gauche», a déclaré le conseiller national Christian Imark (UDC/SO), responsable de cette campagne contre la loi sur le CO2. Il met en garde aussi que le fait que cette loi nécessitera le remplacement de tous les chauffages à l’huile et au gaz. «Mais où les familles et les personnes âgées prendront-elles les 100 000 à 150 000 francs nécessaires à l’assainissement énergétique du logement qu’elles possèdent?»

Contrairement aux calculs de Simonetta Sommaruga, qui parle de 100 de francs, l’UDC estime que les nouveaux prélèvements obligatoires représentent pour une famille de quatre personnes des coûts supplémentaires allant jusqu’à 1000 francs par an. Pour la conseillère nationale Monika Rüegger (UDC/OW), membre de la Commission de l’environnement: «Une couche élitaire de la population, qui peut s’offrir une voiture électrique, une technique de chauffage et un logement dernier cri, ainsi que des billets d’avion plus chers, se fait tranquillement financer «sa protection du climat» par la population laborieuse, par les gens simples, par les familles. Voilà comment fonctionne le trafic d’indulgences du 21e siècle».

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