27.03.2018 à 07:10

SuisseL'UDC veut se lancer dans le porte-à-porte

Le président du parti Albert Rösti veut remobiliser ses troupes en vue des élections fédérales de 2019. Il appelle les militants à aller au contact de la population.

par
Pascal Schmuck, Zurich
Albert Rösti veut que l'UDC se secoue en vue des élections fédérales de 2019.

Albert Rösti veut que l'UDC se secoue en vue des élections fédérales de 2019.

Keystone

Le temps de l'UDC est-il passé? Le parti accumule les revers et a vu sa base électorale reculer de 0,4 point dans les cantons depuis les élections fédérales en octobre 2015. Le président du parti Albert Rösti prend ces déboires «au sérieux» mais il les relativise et nie que le parti soit «en crise» dans une grande interview parue dans l'édition du 27 mars 2018 du Tages-Anzeiger.

Pour lui, le parti a fait preuve de suffisance, tout comme les électeurs qui se sont résignés trop vite. «Nous avons besoin de correctifs massifs et de grands efforts dans les cantons, que ce soit en termes de mobilisation et de communication», plaide le président, qui promet beaucoup de changements d'ici les élections fédérales de 2019.

Plus d'efforts demandés

Il demande que les militants aillent au contact avec les électeurs. «Les visites à domicile seront probablement un élément de notre mobilisation, aller sonner chez les gens, faire du porte-à-porte. Comme cela se fait déjà largement à l'étranger.» L'UDC compte également étoffer sa présence sur les réseaux sociaux.

Le parti doit encore analyser la portée des appels téléphoniques au domicile des électeurs, ajoute le président du parti, revenant sur l'expérience bernoise. «Nous avions demandé à nos militants de mobiliser leurs connaissances et nous espérions un effet boule de neige.» Sans grand succès puisque l'UDC cantonale a subi un revers majeur.

Albert Rösti souhaite également engranger des succès dans les villes mais pas question de créer une section urbaine, à l'instar de ce qu'a annoncé le PLR. «Oui, dans les villes, nous sommes insuffisants», en référence aux défaites lors d'élections à Zurich et à Winterthour. «Mais ce n'est pas une raison pour que nos militants dans les villes ne se bougent pas!»

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