Banques: L'UE accuse MasterCard de gonfler ses coûts

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BanquesL'UE accuse MasterCard de gonfler ses coûts

Pour la Commission européenne, MasterCard gonfle «artificiellement» les coûts de paiement par carte bancaire en Europe.

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cht
MasterCard va devoir répondre aux accusations de Bruxelles, qui soupçonne la société à la fois de se rendre coupable d'entente sur les prix et d'abus de position dominante.

MasterCard va devoir répondre aux accusations de Bruxelles, qui soupçonne la société à la fois de se rendre coupable d'entente sur les prix et d'abus de position dominante.

Keystone

La Commission européenne a accusé jeudi MasterCard de «gonfler artificiellement» les coûts de paiement par carte bancaire en Europe, en adressant une «communication de griefs» sur les commissions perçues par la société. Celles-ci sont contraires, selon Bruxelles, aux règles sur la libre concurrence.

«Nous soupçonnons actuellement MasterCard de gonfler artificiellement les coûts des paiements par carte, au préjudice des consommateurs et des commerçants de l'Union européenne (UE). Nous sommes préoccupés à la fois par les règles appliquées par MasterCard aux opérations transfrontières au sein de l'UE et par les commissions réclamées aux commerçants pour recevoir les paiements effectués au moyen de cartes émises en dehors de l'Europe», a indiqué la commissaire chargée de la Concurrence, Margrethe Vestager, dans un communiqué.

«Les règles de MastercCard empêchent les magasins de profiter de frais réduits offerts par les banques d'autres pays européens», estime la Commission, qui est le gendarme de la concurrence en Europe. Or «des frais élevés pour les magasins» ont pour conséquence «des prix élevés pour tous les consommateurs», a-t-elle déploré.

Jusqu'à cinq fois plus élevées

Par ailleurs, «les commissions versées par une banque acquéreuse lorsqu'un touriste chinois utilise sa carte pour payer dans un restaurant à Bruxelles sont jusqu'à cinq fois plus élevées que celles payées par un consommateur utilisant une carte émise en Europe», constate la Commission, ajoutant que cela représente «des centaines de millions d'euros chaque année».

L'exécutif bruxellois avait ouvert une enquête contre MasterCard en avril 2013. Une enquête sur des bases similaires est également en cours contre Visa, son principalement concurrent.

MasterCard va désormais devoir répondre aux accusations de Bruxelles, qui soupçonne la société à la fois de se rendre coupable d'entente sur les prix et d'abus de position dominante. La Commission prendra ensuite une décision finale, qui peut déboucher sur une amende - d'un montant maximal correspondant à 10% du chiffre d'affaires - si elle conclut que ses soupçons se sont malgré tout avérés fondés.

(ats)

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