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Relations diplomatiquesL'UE et Cuba veulent sceller leur rapprochement

La cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini est en visite à La Havane où une rencontre a eu lieu avec le président Raúl Castro.

Federica Mogherini a convenu avec Raúl Castro d'augmenter le rythme et le niveau des rencontres entre La Havane et Bruxelles.

Federica Mogherini a convenu avec Raúl Castro d'augmenter le rythme et le niveau des rencontres entre La Havane et Bruxelles.

Stringer, Reuters

L'Union européenne et Cuba sont d'accord pour «accélérer le rythme» des négociations en vue de la normalisation de leurs relations, a annoncé le mercredi 25 mars la responsable de la diplomatie européenne Federica Mogherini. Les deux parties espèrent les conclure d'ici à la fin 2015.

La diplomate, premier responsable européen de ce niveau à se rendre dans l'île, a rencontré mardi plusieurs ministres et hauts responsables cubains, dont le président Raúl Castro, avec lesquels elle a convenu d'augmenter le rythme et le niveau des rencontres entre La Havane et Bruxelles.

Le ministre cubain des Affaires étrangères Bruno Rodriguez est à ce titre attendu à Bruxelles le 22 avril prochain pour de nouvelles discussions en amont du quatrième round des pourparlers visant à conclure un «accord de dialogue politique et de coopération», censé faciliter les relations entre le bloc des 28 et Cuba.

Au sujet des droits de l'homme, qui selon l'UE ont fait l'objet de «différences d'interprétation» à l'issue du dernier round au début mars à La Havane, Federica Mogherini a dit avoir insisté auprès de la partie cubaine sur «la nécessité de structurer notre dialogue sur les droits de l'homme», sans toutefois aborder de «cas particuliers».

Entrevue «positive»

«J'ai confiance dans notre capacité à continuer notre travail sur cette question», a-t-elle ajouté. Elle a qualifié sur ce point son entrevue avec Raúl Castro de «positive».

Dans le cadre de ces négociations lancées en avril 2014, Cuba souhaite que l'UE abandonne sa «position commune» qui depuis 1996 conditionne la coopération européenne avec le régime communiste à des avancées démocratiques.

De son côté, Bruxelles dit vouloir être en mesure de dialoguer de manière plus fluide avec La Havane et demande que Cuba signe ou ratifie enfin plusieurs traités internationaux sur les droits de l'homme.

Sur le rapprochement historique lancé mi-décembre entre Cuba et les Etats-Unis, Federica Mogherini a répété qu'il n'y avait aucune compétition entre l'UE et Washington. Elle a souligné qu'il s'agit de «deux processus différents» qui se situent «dans des contextes et à des stades distincts».

(ats)

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