Accord conclu: L'UE obtient une sortie de crise en Macédoine

Publié

Accord concluL'UE obtient une sortie de crise en Macédoine

L'Union européenne a arraché un accord entre pouvoir et opposition en Macédoine. Un gouvernement de transition sera mis en place et chargé d'organiser des élections législatives anticipées.

En vertu de l'accord, le premier ministre conservateur Nikola Gruevski (photo) et son gouvernement seront remplacés par un exécutif de transition.

En vertu de l'accord, le premier ministre conservateur Nikola Gruevski (photo) et son gouvernement seront remplacés par un exécutif de transition.

ARCHIVES, Keystone

Le commissaire à l'Élargissement de l'UE, Johannes Hahn, a arraché dans la nuit de mardi à mercredi à Skopje un accord entre pouvoir et opposition pour sortir la Macédoine de la crise politique qui paralyse le pays depuis des mois.

«Nous avons un accord signé par les quatre (principaux) partis et nous aurons des élections législatives anticipées», a déclaré ce mercredi 15 juillet Johannes Hahn à l'issue de plus de douze heures de négociations.

Les principaux partis macédoniens avaient conclu le 2 juin un accord sous la houlette de l'Union européenne, prévoyant l'organisation d'élections législatives anticipées avant la fin avril 2016, soit deux ans avant l'échéance constitutionnelle de quatre ans.

Mais, les négociations avaient achoppé sur la question de la mise en place d'un gouvernement de transition chargé d'organiser ce scrutin.

En vertu de l'accord, le premier ministre conservateur Nikola Gruevski et son gouvernement seront remplacés «à 100 jours des élections par un gouvernement (de transition) chargé d'organisé le scrutin», a expliqué le chef du gouvernement.

«La crise politique est résolue, un nouveau Premier ministre de transition sera nommé, dans le cas présent par notre parti (VMRO-DPMNE), à 100 jours des élections, c'est-à-dire à partir du 15 janvier et nous aurons des élections le 24 avril 2016», a déclaré Nikola Gruevski.

Adopter des lois

Le principe d'un gouvernement de transition chargé d'organiser les scrutins en Macédoine sera appliqué systématiquement à l'avenir, a-t-il précisé.

Le principal parti d'opposition SDSM (gauche), qui refusait jusqu'à présent de participer aux travaux du Parlement, retournera à l'assemblée nationale le 1er septembre, a ajouté le Premier ministre.

La première tâche des députés sera d'adopter les lois qui permettront la mise en oeuvre de ce modèle.

«Nous avons obtenu la démission de Nikola Gruevski, il n'organisera pas les prochaines élections», s'est félicité, de son côté, Zoran Zaev, le leader du SDSM. L'ex-République yougoslave - 2,1 millions d'habitants en majorité slaves, dont un quart sont albanais - était en proie depuis les précédentes élections, en avril 2014, à une grave crise politique.

L'opposition accuse le pouvoir conservateur de corruption tandis que le gouvernement profère des accusations d'«espionnage» à l'adresse de ses détracteurs.

M. Gruevski, au pouvoir sans partage depuis neuf ans, a pourtant remporté haut la main les législatives anticipées d'avril 2014, organisées à la demande de l'opposition. Celle-ci avait réclamé et également perdu les élections législatives anticipées de 2008 et de 2011.

(AFP)

Ton opinion