Coronavirus: L'UE propose une réouverture progressive des frontières en juillet
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CoronavirusL'UE propose une réouverture progressive des frontières en juillet

La Commission européenne propose une réouverture «progressive» des frontières extérieures de l'UE à partir du 1er juillet. Le déconfinement se poursuit en Europe.

Il s'agirait de lever les restrictions avec certains pays tiers en prenant en compte «un certain nombre de principes et de critères, selon Bruxelles.

Il s'agirait de lever les restrictions avec certains pays tiers en prenant en compte «un certain nombre de principes et de critères, selon Bruxelles.

AFP

La pandémie du nouveau coronavirus a fait plus de 407'000 morts à travers le monde. En Europe, où les nouvelles hospitalisations et les chiffres des décès sont en chute libre, la Commission européenne va publier dans la semaine ses propositions pour une levée «progressive et partielle» des restrictions de voyages aux frontières extérieures de l'UE à partir du 1er juillet.

Il s'agirait de lever les restrictions avec certains pays tiers en prenant en compte «un certain nombre de principes et de critères» et en se basant sur une «approche commune» entre Etats membres, a annoncé mercredi le vice-président Josep Borrell. Bruxelles ne peut émettre qu'un avis, la décision finale appartient à chaque Etat membre.

Déconfinement en cours

Le déconfinement se poursuit sur le Vieux continent. En Espagne, qui a enregistré plus de 27'000 décès, le championnat de football devait reprendre mercredi soir, après trois mois d'interruption. Dans ce pays, le masque restera néanmoins obligatoire sous peine d'amende.

Un hôpital de Bilbao (nord) a annoncé mercredi que ses 4500 employés passeraient des tests de dépistage après le décès d'un patient infecté et la détection de 25 cas entre ses murs.

En Chine, premier pays touché par le nouveau coronavirus fin 2019, c'est le Temple des lamas, l'un des plus grands sites religieux de Pékin, qui a rouvert ses portes mercredi.

L'Indonésie, elle, a annoncé mercredi un nouveau record journalier de cas d'infection au coronavirus, suscitant des appels d'experts de la santé à ralentir le déconfinement du pays qui compte la quatrième plus grande population au monde.

Mieux se préparer

Alors que l'assouplissement des restrictions est à l'ordre du jour à travers le monde, plusieurs dirigeants européens, dont Emmanuel Macron et Angela Merkel, ont demandé mardi à l'UE que soient étudiés les moyens de mieux se préparer à la prochaine pandémie. Ils estiment que l'UE n'a pas été à la hauteur.

La réponse chaotique face au coronavirus, qui a officiellement fait plus de 184'000 morts dans l'UE, a «soulevé des questions» sur le niveau de préparation, singulièrement alors qu'il est question d'une deuxième vague de la pandémie, analysent-ils dans une lettre à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

Critiqué pour le bilan très lourd au Royaume-Uni et pour les ratés du déconfinement, le Premier ministre britannique Boris Johnson a vanté mercredi les efforts «incroyables» de son pays. Il a cité «la réussite incroyable» du service public de santé (NHS) qui a construit en urgence des hôpitaux de campagne – qui n'ont finalement pratiquement pas été utilisés – ou la manière «incroyable» dont le pays s'est mobilisé pour permettre «d'avoir le virus sous contrôle».

Son gouvernement s'est aussi trouvé sous le feu des critiques pour avoir décidé de reculer sur son projet de renvoyer tous les enfants à l'école avant l'été mais en revanche de rouvrir les zoos. «Les parents ont perdu confiance dans l'approche du gouvernement», a estimé le chef de l'opposition travailliste Keir Starmer.

Plaintes en Italie

En Italie, des familles et proches de victimes du Covid-19 ont déposé une cinquantaine de plaintes mercredi au parquet de Bergame, première action en justice du genre dans la péninsule où l'épidémie a fait près de 34'000 morts. «Nous ne voulons pas la vengeance, nous voulons la justice», a expliqué l'un d'eux, Stefano Fusco.

Mercredi, dans le cadre d'une autre enquête de justice sur la gestion de la pandémie, le parquet a demandé à entendre le Premier ministre Giuseppe Conte et deux de ses ministres.

Récession

La pandémie devrait aussi provoquer en 2020 une récession d'au moins 6% de l'économie mondiale, selon l'OCDE qui appelle les gouvernements à se moderniser et à coopérer pour l'avènement d'une économie «plus juste et plus durable». L'organisation dit s'attendre à «des conséquences terribles et durables pour les populations, les entreprises et les gouvernements».

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a pour sa part admis qu''»il y a encore beaucoup de choses que nous ne savons pas» sur le nouveau coronavirus. Son patron a dit mercredi à Genève en «apprendre" davantage régulièrement sur le Covid.

Le chef du programme d'urgence au sein de l'organisation, Michael Ryan a pour sa part relevé une augmentation des cas dans de nombreux pays africains «depuis une semaine». Il s'est dit «très inquiet» de la situation des systèmes de santé dans plusieurs Etats. La question du matériel de protection individuelle reste aussi un problème dans certains d'entre eux.

(ats)

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