09.05.2019 à 00:04

SyrieL'UE s'alarme des violences à Idleb

Les frappes à Idleb, dans le nord-ouest syrien, violent le droit international, selon l'Union européenne.

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Amnesty International a accusé lundi le régime syrien et son allié russe de «crimes de guerre», après avoir documenté 18 attaques menées au cours de l'année passée contre des écoles et des centres médicaux du nord-ouest de la Syrie. (10 mai 2020)

Amnesty International a accusé lundi le régime syrien et son allié russe de «crimes de guerre», après avoir documenté 18 attaques menées au cours de l'année passée contre des écoles et des centres médicaux du nord-ouest de la Syrie. (10 mai 2020)

AFP
Les batteries antiaériennes syriennes ont intercepté lundi des frappes israéliennes dans le nord du pays, a affirmé l'agence de presse officielle Sana. (4 mai 2020 - Image d'archive)

Les batteries antiaériennes syriennes ont intercepté lundi des frappes israéliennes dans le nord du pays, a affirmé l'agence de presse officielle Sana. (4 mai 2020 - Image d'archive)

AFP
Des hélicoptères «israéliens» ont tiré des missiles sur le Sud de la Syrie, ont indiqué les médias étatiques syriens dans la nuit de jeudi à vendredi. (1er mai 2020)

Des hélicoptères «israéliens» ont tiré des missiles sur le Sud de la Syrie, ont indiqué les médias étatiques syriens dans la nuit de jeudi à vendredi. (1er mai 2020)

AFP

Les frappes dans le nord-ouest de la Syrie, notamment sur des écoles et des hôpitaux, constituent «une violation inacceptable du droit international», a déclaré mercredi la cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini.

En une semaine, selon l'ONU, plus de 150'000 personnes ont fui des secteurs tenus par des djihadistes dans la province d'Idleb et visés par des bombardements des forces du régime de Bachar el-Assad et de son allié russe. Plusieurs dizaines de personnes ont été tuées, selon une ONG.

«La récente escalade militaire dans le nord-ouest de la Syrie, avec des raids aériens et des tirs d'artillerie ciblant des écoles et des hôpitaux, y compris avec des barils d'explosifs, est une violation inacceptable du droit international», a estimé Mme Mogherini. «L'Union européenne rappelle que la Russie et la Turquie, en tant que garants de l'accord de Sotchi, ont l'obligation d'assurer sa mise en oeuvre», a-t-elle ajouté.

Le Conseil de sécurité se réunit

L'escalade des derniers jours est la plus grave depuis que Moscou et Ankara, parrain de certains groupes rebelles, ont annoncé en septembre 2018 dans la ville russe de Sotchi un accord sur une «zone démilitarisée» devant séparer les territoires aux mains des insurgés des zones gouvernementales et éviter une offensive du régime.

Le Conseil de sécurité aura vendredi une réunion d'urgence à huis clos sur la situation dans la province d'Idleb.

(AFP)

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