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TerrorismeL'UE s'engage à répondre à la menace djihadiste

Les ministres européens des Affaires étrangères ont promis lundi de contrer la menace des djihadistes de retour de Syrie ou d'Irak.

Des attentats ont été déjoués en Belgique juste quelques jours après le carnage à Charlie Hebdo et le supermarché casher.

Des attentats ont été déjoués en Belgique juste quelques jours après le carnage à Charlie Hebdo et le supermarché casher.

Photo d'illustration, Keystone

Après les attentats en France et les attaques déjouées en Belgique, l'Union européenne est déterminée à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger l'Europe du terrorisme. Les ministres des affaires étrangères excluent toutefois une refonte en profondeur du cadre législatif.

«Nous sommes déterminés à faire tout ce qui est nécessaire pour tenir l'Europe à l'abri de la menace terroriste», a déclaré le ministre britannique des Affaires étrangères, Philip Hammond, à son arrivée au conseil ministériel.

Dans les prochains jours, les ministres européens de l'Intérieur devraient également se réunir pour envisager de retirer les passeports ou cartes d'identité des ressortissants européens soupçonnés de vouloir se rendre en Syrie et en Irak.

Interrogé la semaine dernière par une commission du Parlement britannique, le directeur de l'Office européen de police (Europol), Rob Wainwright, a estimé que 3000 à 5000 Européens avaient rallié les groupes djihadistes en Syrie et constituaient une menace pour l'Europe.

«Il s'agit certainement de la plus grave menace terroriste à laquelle l'Europe ait été confrontée depuis le 11-Septembre 2001», a-t-il dit.

Plusieurs rendez-vous

Plusieurs rendez-vous consacrés à la réponse aux djihadistes radicalisés de retour de zones de conflit auront lieu d'ici au prochain sommet des dirigeants européens, les 12 et 13 février à Bruxelles. Les chefs d'Etat et de gouvernement des Vingt-Huit devraient alors finaliser une stratégie commune pour contrer la menace.

Parmi les pistes prioritaires figurent la lutte contre le trafic d'armes, un soutien européen aux forces de sécurité d'Afrique du Nord et du Proche-Orient, un renforcement de la lutte contre les filières qui envoient des Européens se battre au côté des groupes islamistes armés et un contrôle accru des contenus islamistes radicaux qui circulent sur internet, notamment via les réseaux sociaux.

Avant de présider le conseil européen des ministres, Federica Mogherini, la Haute Représentante de l'Union européenne pour la politique extérieure et de sécurité commune, a discuté de ces questions avec le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil El-Arabi.

«La menace n'est pas seulement celle que nous avons vue à Paris mais elle se répand aussi dans de nombreuses parties du monde, à commencer par les pays musulmans», a-t-elle dit. «Nous devons partager davantage d'informations, nous devons coopérer davantage.»

(ats)

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