26.09.2015 à 17:21

Scandale VolkswagenL'UE savait que les tests manquaient de fiabilité

Une étude montrait une différence entre les émissions polluantes mesurées en laboratoire et celles effectivement rejetées. La Commission européenne avait pris en compte ce problème.

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Nouvelle ère pour les constructeurs automobiles et les consommateurs européens : vendredi entre en vigueur un protocole d'homologation des véhicules neufs plus sévère, qui remplace un processus discrédité par le scandale des moteurs diesel truqués. (Mercredi 30 août 2017)

Nouvelle ère pour les constructeurs automobiles et les consommateurs européens : vendredi entre en vigueur un protocole d'homologation des véhicules neufs plus sévère, qui remplace un processus discrédité par le scandale des moteurs diesel truqués. (Mercredi 30 août 2017)

AFP
Dieselgate: le président d'auto-suisse François Launaz estime qu'il Il faut éviter d'empirer la situation avec des mesures d'interdiction. (15 août 2017)

Dieselgate: le président d'auto-suisse François Launaz estime qu'il Il faut éviter d'empirer la situation avec des mesures d'interdiction. (15 août 2017)

Keystone
Jusqu'à présent, les fabricants d'automobiles ne devaient faire tester leurs véhicules qu'en conditions de laboratoire. Les résultats ne reflétaient alors que peu leurs véritables émissions. A partir du 1er septembre, des réglementations strictes entreront en vigueur en Europe et en Suisse. (Dimanche 13 août 2017)

Jusqu'à présent, les fabricants d'automobiles ne devaient faire tester leurs véhicules qu'en conditions de laboratoire. Les résultats ne reflétaient alors que peu leurs véritables émissions. A partir du 1er septembre, des réglementations strictes entreront en vigueur en Europe et en Suisse. (Dimanche 13 août 2017)

Keystone

L'Union européenne avait tenu compte d'une étude menée il y a plusieurs années sur le manque de fiabilité des tests antipollution, et a mis sur pied de nouveaux tests pour éviter les tricheries comme celle qu'a reconnue Volkswagen, ont indiqué samedi des sources européennes.

Ces sources, qui n'ont pas souhaité être nommées, ont indiqué que des recherches menées il y a plusieurs années avaient montré une différence entre les taux d'émission en gaz toxiques mesurés en laboratoire et ceux mesurés en conditions de circulation réelle.

«La leçon que nous en avons tirée très vite était que nous devions mettre sur pied de nouveaux tests d'émissions en conditions de circulation, plus fiables et qui écarteraient aussi la possibilité qu'un système d'évitement puisse être installé», a indiqué une de ces sources européennes.

Le «Financial Times» a affirmé samedi que, en dépit d'un rapport européen datant de 2013 sur le risque de trucage des tests antipollution, rien n'avait été fait pour y trouver remède. Interrogée pour savoir si la Commission européenne savait que des systèmes de trucage existaient, une des sources a répondu: «Oui, nous les avons exclus. Savions nous que des systèmes de trucage étaient utilisés dans l'Union européenne? Non.»

Une autre source a assuré que «la future législation (sera) plus efficace pour éviter leur emploi».

Normes toujours plus restrictives

L'Union européenne a progressivement adopté, depuis les années 1990, des normes d'émission de plus en plus restrictives pour les véhicules, mais il revient aux Etats membres de les faire appliquer.

Elle a interdit les systèmes d'évitement en 2014 dans les normes Euro 6, qui visaient à abaisser encore les émissions.

La Commission européenne a indiqué vendredi que de nouveaux tests d'émissions en circulation réelle (RDE), qui entreront en vigueur en janvier 2016, «limiteront en grande partie le risque de tricherie».

Le scandale Volkswagen a éclaté aux Etats-Unis, où il a été découvert qu'un logiciel intégré aux véhicules diesel du groupe allemand permettait de réduire les émissions lors des tests antipollution. Le groupe a reconnu que ce dispositif concernait 11 millions de véhicules vendus dans le monde.

Seat dans le viseur de l'Espagne

Le gouvernement espagnol envisage de demander à Seat, filiale locale de Volkswagen, de rembourser les aides perçues pour les voitures fabriquées avec des moteurs truqués, vendues à l'occasion de campagnes de promotion de véhicules performants. Selon le quotidien «El Pais», plus d'un demi-million de véhicules Seat seraient équipés d'un moteur truqué.

(AFP)

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