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TerrorismeL'UE veut se protéger contre les djihadistes qui reviennent

L'attaque commise au musée juif de Bruxelles fin mai montre que les djihadistes de retour en Europe après un séjour dans une zone de combats représentent un danger.

Le coordinateur de l'UE contre le terrorisme suppose que plus de 3000 Européens combattent actuellement dans les rangs des djihadistes en Syrie et en Irak. La Suisse est également concernée.

Le coordinateur de l'UE contre le terrorisme suppose que plus de 3000 Européens combattent actuellement dans les rangs des djihadistes en Syrie et en Irak. La Suisse est également concernée.

Photo d'illustration, AFP

La menace djihadiste sera discutée jeudi par les ministres de l'Intérieur de l'UE, qui se pencheront sur l'amélioration des contrôles aux frontières.

Le coordinateur de l'Union européenne (UE) contre le terrorisme Gilles de Kerchove suppose que bien plus de 3000 Européens combattent actuellement dans les rangs des djihadistes en Syrie et en Irak. La Suisse est également concernée par le phénomène.

Le Service de renseignement de la Confédération (SRC) a fait état d'environ 25 individus «ayant probablement gagné la Syrie ou l'Irak pour le jihad», selon le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS). Pour dix d'entre eux, le SRC dispose d'informations confirmées.

Quelque 25 autres se battraient probablement en Afghanistan, au Pakistan, en Somalie et au Yémen.

Contrôles systématiques

Un jeune Français est devenu tristement célèbre en mai après une attaque au musée juif de Bruxelles qui a fait quatre victimes. Avant de se rendre en Belgique, l'auteur présumé de cette tuerie avait rejoint un groupe djihadiste, en Syrie.

Face au danger que représente le retour de ces combattants, certains pays de l'UE ont convenu cet été d'un plan d'action, qui prévoit notamment un échange étroit d'informations entre Etats membres et une meilleure coopération avec les pays tiers.

Mais Gilles de Kerchove veut aller plus loin. Il demande des contrôles systématiques aux frontières de l'espace Schengen. Actuellement, chaque contrôle ne débouche pas automatiquement sur une inscription dans le système d'information Schengen , précise le coordinateur.

Les ministres de l'Intérieur de l'UE ne comptent cependant pas suivre cette recommandation jeudi. Ils veulent surtout uniformiser les procédures de contrôle aux frontières. En tant qu'Etat membre de Schengen, la Suisse devrait aussi adapter ses contrôles dans les aéroports.

En outre, les ministres comptent évoquer la relance du projet de listes de données des passagers. Au printemps 2013, le Parlement européen avait rejeté la proposition de la Commission d'obliger, à l'instar des Etats-Unis, les compagnies aériennes à recueillir les données de tous les passagers.

(ats)

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