11.12.2019 à 16:12

L'UE veut un Pacte Vert pour sa croissance

Environnement

Ursula von der Leyen a dévoilé «50 actions pour 2050», une liste de propositions législatives, plans d'action, stratégies, orientations, couvrant des secteurs variés.

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen se dit «convaincue» que le vieux modèle de croissance est «dépassé».

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen se dit «convaincue» que le vieux modèle de croissance est «dépassé».

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a présenté mercredi son «pacte vert», listant «50 actions pour 2050». Cette feuille de route vers la neutralité climatique est destinée à devenir la «nouvelle stratégie de croissance» de l'UE.

Un changement de paradigme. C'est ce que propose la nouvelle chef de l'exécutif européen, dix jours après sa prise de fonction, en pleine COP25 et à la veille d'un important sommet européen. «C'est notre nouvelle stratégie de croissance», a déclaré l'Allemande.

D'un côté, «réduire les émissions de gaz à effet de serre», de l'autre «créer des emplois et doper l'innovation». Convaincue que «le vieux modèle de croissance basé sur les énergies fossiles et la pollution est dépassé», Ursula von der Leyen a dévoilé «50 actions pour 2050», une liste de propositions législatives, plans d'action, stratégies, orientations, couvrant des secteurs variés.

L'objectif est de faire de l'Europe le «premier continent» neutre en carbone d'ici au milieu du siècle. «Certains disent que le coût de cette transformation est trop élevé. N'oublions jamais ce que le coût de l'inaction serait», a-t-elle mis en garde.

Aval des dirigeants européens

Elle a comparé ce moment dans l'histoire de l'UE à celui du lancement de la conquête de la Lune par les Etats-Unis ou encore à celui il y a 70 ans du projet européen basé sur des investissements dans le charbon et l'acier.

L'occasion valait bien une session plénière extraordinaire du Parlement européen, où Ursula von der Leyen est venue présenter en personne le «pacte», avec son vice-président chargé du Climat, Frans Timmermans. Le pilier sera une grande «loi climatique» qui doit inscrire la date de 2050 pour la neutralité carbone. Elle sera proposée d'ici à mars.

Cette échéance n'a toutefois pas encore reçu l'aval des dirigeants de l'UE. Le nouveau président du Conseil européen Charles Michel espère rallier les derniers récalcitrants lors d'un sommet jeudi. Trois pays, encore très dépendants des énergies fossiles et en particulier du charbon, font barrage: la Pologne, la Hongrie et la République tchèque.

Pour les convaincre et s'assurer que «personne n'est laissé de côté», la commission prévoit un «mécanisme de transition juste», une disposition très attendue par les pays les plus en retard, qui sera détaillée en janvier. Il doit permettre de mobiliser «100 milliards d'euros d'investissements» au cours des sept prochaines années pour les régions et les secteurs «les plus vulnérables».

La Commission européenne soutient également des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre ambitieux à l'horizon de 2030, de 50%, voire 55% (contre 40% actuellement). Elle espère pouvoir soumettre ces chiffres aux Etats membres à l'été.

(ats)

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