07.06.2015 à 18:13

Vol spatialL'Université de Zurich lance des vols en apesanteur en Suisse

L'Université de Zurich (UZH) souhaite lancer la recherche en apesanteur aussi en Suisse. Elle mènera deux vols paraboliques en septembre.

L'Université de Zurich (UZH). (Archives)

L'Université de Zurich (UZH). (Archives)

Keystone

Les inscriptions sont ouvertes à tous les intéressés moyennant une somme de 8800 francs. Les vols paraboliques sont la seule possibilité pour les humains de faire de la recherche en apesanteur sans quitter la terre, explique dimanche Oliver Ullrich de l'Institut d'anatomie de l'UZH à l'ats, revenant sur une information publiée par le journal alémanique Schweiz am Sonntag.

Le spécialiste en biologie cellulaire et son équipe ont déjà mené à plusieurs reprises des expériences en apesanteur. Ils ont ainsi envoyé, il y a un peu plus d'une année, des cellules immunitaires sur la Station spatiale internationale (ISS). Mais les scientifiques souhaitent maintenant poursuivre leur recherche en Suisse.

L'Université de Zurich travaille sur ce projet avec Novespace, une filiale du Centre National d'Etudes Spatiales (CNES) français. Car celle-ci apporte son Airbus A310 spécialement conçu pour les vols paraboliques à Dübendorf (ZH). Les forces aériennes suisses s'occuperont de l'assistance médicale aéronautique.

Plus de cinq minutes en apesanteur

Dans le cadre du projet pilote intitulé «Microgravity», deux vols paraboliques sont prévus sur la place militaire de Dübendorf. Les vols durent chacun 90 minutes. Durant ce laps de temps, la machine alternera ascensions et piqués - une combinaison de mouvements qui porte le nom de parabolique. Les passagers flotteront 15 fois 22 secondes en apesanteur dans la cabine rembourrée de l'avion.

Le premier jour est avant tout réservé aux expériences scientifiques d'Olivier Ullrich et du véterinaire physiologique Max Gassmann. L'enjeu porte autant sur les expériences que sur la faisabilité des vols. Ce dernier élément permet de savoir s'ils peuvent être proposés pour la recherche et le développement local», indique encore Olivier Ullrich.

Le vol du deuxième jour est ouvert à tous les intéressés. Selon le spécialiste en biologie cellulaire, l'Uni a déjà quelques inscriptions. Au total pas plus de 40 personnes pourront embarquer par avion.

Pas de financement public

Cette aventure n'est toutefois pas gratuite. La participation coûte 8800 francs. Avec leurs contributions, les curieux subventionneront au final le projet pilote. Olivier Ullrich souligne également que l'Université de Zurich ne paiera pas les vols par un financement public.

Avec cette première expérience en septembre, l'Uni veut évaluer si de tels vols paraboliques pourraient être régulièrement proposés à l'avenir à Dübendorf et si une plate-forme pour la recherche suisse et le développement technologique pourrait voir le jour.

En Europe, seule la ville française de Bordeaux propose des vols en apesanteur. A noter néanmoins que l'entreprise Swiss Space Systems (S3) a également annoncé l'an dernier vouloir proposer des vols en apesanteur en Suisse dès le deuxième semestre 2015.

(ats)

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