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FootballL1 - Paris SG: quatre matches ferme, Ibrahimovic "zlatané" (PAPIER GENERAL)

Par Yann BERNAL Paris, 9 avr 2015 (AFP) - Zlatan Ibrahimovic pestera-t-il de nouveau contre le "pays de merde"? Ses insultes proférées à Bordeaux lui ont coûté cher avec une suspension de quatre matches ferme décidée jeudi par la commission de discipline.

Au lendemain du triplé d'Ibrahimovic contre Saint-Étienne en Coupe de France (4-1), c'est un gros coup dur pour le PSG, dans sa quête d'un historique quadruplé. Et le club de la capitale est déjà privé de son meilleur buteur pour la réception du Barça de Messi en quart de finale aller de Ligue des champions mercredi prochain. La commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP), qui a aussi infligé deux matches de suspension au Marseillais Dimitri Payet pour des insultes, a estimé par la voix de son président Sébastien Deneux que "dans les deux cas, il s'agit de propos grossiers et injurieux à l'endroit du corps arbitral". Depuis sa précédente affaire disciplinaire (pour un coup de pied au Stéphanois Romain Hamouma) qui l'avait privé d'un double rendez-vous face à Monaco début mars, le Suédois était aussi sous le coup d'un match de suspension avec sursis, révoqué jeudi, d'où cette sanction qui est en fait de trois matches plus un par révocation du sursis. La sanction prend effet lundi à minuit, et "Ibra" est donc disponible pour la finale de Coupe de la Ligue samedi contre Bastia. Mais il manquera les matches de championnat à Nice, contre Lille et Metz et à Nantes. Il ne lui restera ensuite que trois rencontres de L1 à disputer (PSG-Guingamp, Montpellier-PSG et PSG-Reims). Le club peut toujours intenter un recours devant la commission d'appel de la Fédération (FFF). "Zlatan", comme à son habitude, ne s'est pas déplacé devant la commission. Il était représenté par son avocat Me François Klein, et le PSG par Olivier Létang, directeur sportif adjoint, et Romain Voillemot, responsable juridique du club. Tout remonte au 15 mars, après la défaite parisienne à Bordeaux (3-2). Une caméra de Canal avait filmé "Ibra" furieux, torse nu dans les entrailles du stade Chaban-Delmas, en train d'apostropher en anglais le quatrième arbitre, Johan Hamel: "Réveillez-vous! Nous ne jouons pas en amateurs! Passe en retrait, avec la main! Je n'ai jamais vu ça en 15 ans de carrière!" Puis le buteur tatoué se retourne et lâche "putain de trou du cul!". Il poursuit en s'avançant vers les vestiaires, devant la caméra: "Je joue depuis 15 ans et je n'ai jamais vu un tel arbitre, dans ce pays de merde! Ce pays ne mérite même pas le PSG! Nous sommes trop bons pour vous tous!" Le Suédois se plaignait ainsi de la passe en retrait volontaire d'un Girondin captée à la main par son gardien, non sanctionnée par l'arbitre Lionel Jaffredo. Celui-ci a laissé jouer l'avantage après une faute non sifflée... d'Ibrahimovic lui-même, avait expliqué à l'AFP Eric Borghini, responsable de l'arbitrage au sein du Comité exécutif de la Fédération (FFF). La colère de "Zlatan" qui s'en est pris au "pays de merde" avait ému jusqu'au monde politique, de Marine Le Pen à Manuel Valls. Le ministre des Sports Patrick Kanner avait le premier réclamé des excuses, sur Twitter. L'attaquant les a présentées à la France et aux Français dans un communiqué le jour même puis le lendemain dans une vidéo, sans pour autant apaiser les arbitres. Le capitaine de l'équipe de Suède n'a d'ailleurs jamais eu un mot d'excuse vis-à-vis du corps arbitral. Au contraire, il a insisté la semaine dernière, mais en termes plus châtiés cette fois: "Nous sommes sanctionnés, lui (M. Jaffredo) ne l'est pas". Par ailleurs, Dimitri Payet a donc écopé de son côté de deux matches de suspension ferme. Le 15 mars également, le meneur de jeu de Marseille, venu se défendre devant la commission, avait crié "on s'est fait niquer! Enculé(s)!" aux abords du vestiaire des arbitres, furieux que l'arbitre central, Benoît Bastien, n'ait pas validé un but à l'issue du match contre Lyon (0-0). Le meilleur passeur du de L1 (12 passes décisives), manquera les matches contre Nantes et Lorient. ybl-stt/tba

(AFP)

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