Proche-Orient: La bande de Gaza perd espoir, avertit le CICR
Publié

Proche-OrientLa bande de Gaza perd espoir, avertit le CICR

Le chef du Comité international de la Croix-Rouge a qualifié de «désastreuse» la situation humanitaire dans l'enclave palestinienne.

1 / 74
Les funérailles de la secouriste de 21 ans Razan al-Najjar, tuée vendredi par des tirs israéliens, ont eu lieu samedi à Gaza. (Samedi 2 juin 2018)

Les funérailles de la secouriste de 21 ans Razan al-Najjar, tuée vendredi par des tirs israéliens, ont eu lieu samedi à Gaza. (Samedi 2 juin 2018)

AFP
Les Etats-Unis ont opposé leur veto à l'ONU contre une résolution appelant à protéger les Palestiniens de Gaza et en Cisjordanie occupée. (Vendredi 1 juin 2018)

Les Etats-Unis ont opposé leur veto à l'ONU contre une résolution appelant à protéger les Palestiniens de Gaza et en Cisjordanie occupée. (Vendredi 1 juin 2018)

AFP
Une Palestinienne de 21 ans a été tuée par l'armée israélienne lors de nouveaux heurts à Gaza vendredi, portant à 123 le nombre de morts palestiniens depuis le 30 mars. (Vendredi 1 juin 2018)

Une Palestinienne de 21 ans a été tuée par l'armée israélienne lors de nouveaux heurts à Gaza vendredi, portant à 123 le nombre de morts palestiniens depuis le 30 mars. (Vendredi 1 juin 2018)

AFP

Au terme de trois jours de visite en Israël et dans les Territoires palestiniens, Peter Maurer a affirmé que les conditions de vie dans la bande de Gaza empiraient de jour en jour. Ses deux millions d'habitants reçoivent uniquement trois à quatre heures de courant électrique par jour.

Ces pénuries d'électricité ont provoqué une crise dans le système de distribution de l'eau et des eaux usées, qui, à son tour, a de graves répercussions sur la santé publique, a-t-il souligné.

«Crise de l'espoir»

«Nous pouvons toujours débattre de la question de qui a pris telle décision et pour quelle raison, mais en attendant les conséquences sur le plan humanitaire (...) sont désastreuses et vraiment inacceptables», a affirmé Peter Maurer lors d'une conférence de presse à Jérusalem. Il a dit que «l'impression la plus tenace» qu'il avait eue dans la bande de Gaza était une «crise de l'espoir» au sein de la population.

Au cours de cette visite, le patron du CICR a rencontré le chef du mouvement islamiste Hamas qui gouverne la bande de Gaza, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président palestinien Mahmoud Abbas.

La bande de Gaza, qui compte quelque deux millions d'habitants, est soumise depuis dix ans à un rigoureux blocus de l'Etat hébreu, doublé d'une fermeture quasi permanente par l'Egypte de sa frontière depuis 2013. Elle a connu depuis 2007 une quasi-guerre civile et trois guerres avec Israël.

Dépouilles de soldats

Le Hamas est soupçonné de détenir les dépouilles de deux soldats israéliens tués durant la guerre de 2014 ainsi qu'au moins deux civils Israéliens faits prisonniers. Le mouvement islamiste n'a pas officiellement confirmé ou nié ces accusations. M. Netanyahu a demandé mercredi l'aide du CICR pour récupérer les deux dépouilles et libérer les civils.

Peter Maurer a indiqué avoir discuté du sujet avec le Hamas et réitéré la position du CICR stipulant que cacher aux familles le sort de leurs proches était une violation au droit international.

(ats)

Votre opinion