Finance: La Banque Migros a enregistré un résultat record l'an dernier
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FinanceLa Banque Migros a enregistré un résultat record l'an dernier

La Banque Migros a poursuivi sa croissance et enregistré un exercice record l'an dernier.

ARCHIVES, Keystone

Affichant des revenus et un résultat brut record, la Banque Migros a poursuivi sa croissance l'an dernier. L'établissement contrôlé par le groupe Migros a dégagé un bénéfice net en forte hausse de 29,4% sur un an à 225 millions de francs.

Au plus haut depuis la création de l'établissement en 1958, le bénéfice brut a dépassé le niveau record affiché en 2003, a relevé lundi à Zurich Harald Nedwed, le directeur général de la Banque Migros. Sur l'exercice sous revue, le bénéfice brut a progressé de 6,1% au regard de 2013 à 329 millions de francs.

Harald Nedwed a salué la performance, celle-ci reposant pour l'essentiel sur les progrès intervenus en matière d'efficience. Quant au bond du bénéfice net, il reflète, outre l'embellie opérationnelle, l'abandon de la constitution d'une réserve pour risques bancaires généraux, laquelle s'était chiffrée à 24 millions de francs en 2013.

La Banque Migros a modifié sa politique en matière de provisions, a expliqué Harald Nedwed. Désormais, l'établissement du premier détaillant helvétique dote ses fonds propres à partir du bénéfice net au lieu d'accumuler des réserves latentes qui faisaient auparavant office de capitaux propres.

Revenus record

Côté recettes, le produit d'exploitation s'est étoffé de 3% à un record de 614 millions de francs. Principale source de revenus de la Banque Migros, les opérations d'intérêts ont augmenté de 2,7% à 488 millions. Les affaires de commissions ont progressé de 2,2% à 83 millions et celles liées au négoce ont crû de 3,5% à 32 millions.

L'institut du géant orange a aussi bénéficié du résultat des opérations pour compte propre, lesquelles ont plus que triplé ( 219%) à 3,25 millions de francs. Les affaires de banque de détail ont généré plus de la moitié des revenus (51%) et celles de gestion de fortune 37%. La part revenant à la clientèle commerciale a atteint 12%.

La banque est également parvenue à maintenir ses coûts sous contrôle, les charges liées à l'exploitation fléchissant de 0,3% à 285 millions de francs et celles revenant au personnel se contractant de 0,8% à 174 millions. A fin décembre, l'effectif atteignait 1317 emplois à plein temps, 37 de moins qu'un an auparavant.

Sur l'année sous revue, les avoirs des 835'000 clients de la Banque Migros ont progressé de 4,8% à 32,3 milliards de francs. Les comptes privés ainsi que ceux de la clientèle de la gestion de fortune ont présenté la plus forte croissance ( 10,6%), suivis de ceux des affaires de prévoyance des 2e et 3e piliers avec des hausses respectives de 6 et 8,8%.

Octroi toujours prudent

Dans un marché en repli, les prêts hypothécaires se sont accrus de 4,6% à 32,6 milliards de francs. La part des hypothèques à taux fixe a constitué plus de 90% du portefeuille. Harald Nedwed a souligné que la banque a poursuivi sa politique prudente en matière d'octroi de crédits.

L'an passé, la Banque Migros a également étoffé son réseau de succursales avec une nouvelle unité à Yverdon-les-Bains (VD), portant leur total à 66. Depuis 2008, 20 nouveaux sites ont été ouverts. Cette année, l'établissement viendra s'implanter à Meyrin (GE).

Au titre de l'exercice en cours, la Banque Migros juge favorablement ses perspectives, tout en demeurant prudente. L'établissement, qui veut notamment développer en deuxième partie d'année le paiement par téléphone mobile avec sa maison-mère, s'estime «bien armée» pour réussir dans un environnement plus difficile.

Clients ciblés?

Avec l'application dès jeudi d'un taux négatif aux comptes de virements détenus auprès de la Banque nationale suisse (BNS), la Banque Migros pourrait aussi faire passer à la caisse ses gros clients qui lui confient leur argent. Mais aucune décision en ce sens n'a encore été prise.

«Nous pouvons nous représenter une telle évolution pour les gros investisseurs», a déclaré à ce titre lundi à Zurich le directeur général de la Banque Migros, Harald Nedved lors de la présentation du bilan 2014 de l'établissement contrôlé par le numéro un suisse du commerce de détail. Dans un tel cas, des taux négatifs seraient appliqués à cette clientèle à partir d'un certain montant.

(ats)

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