PIB: La BNS garde inchangée sa prévision de croissance

Publié

PIBLa BNS garde inchangée sa prévision de croissance

En 2016, la BNS anticipe une hausse de 1,5%, selon un communiqué publié jeudi.

Photo d'illustration.

Photo d'illustration.

Keystone

La Banque nationale suisse (BNS) garde inchangée sa prévision de croissance de l'économie helvétique cette année, avec un taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) de près de 1%. L'an prochain, elle anticipe une hausse de 1,5% environ.

La BNS garde par ailleurs le cap de sa politique monétaire expansionniste. Elle a annoncé jeudi, en préambule à une conférence de presse à Berne, le maintien du taux de référence Libor à trois mois dans une marge entre -1,25% et -0,25% et le taux d'intérêt appliqué aux avoirs en compte de virement à -0,75%.

Cette année, la croissance du PIB de la Suisse s'établira à près de 1% en termes réels. Le redressement progressif de la conjoncture mondiale devrait continuer de consolider la demande extérieure de biens et de services helvétiques. La demande intérieure devrait elle aussi rester robuste. Pour 2016, la BNS s'attend à une croissance d'environ 1,5%.

En ce qui concerne l'inflation, celle-ci devrait s'inscrire à 1,1% cette année. Le taux est supérieur de 0,1 point à celui du précédent examen trimestriel. Pour 2016, la BNS table, comme en septembre, sur une inflation de 0,5%. Pour 2017, la prévision s«inscrit désormais à 0,3%, au lieu de 0,4% auparavant.

Politique expansionniste maintenue

La Banque nationale suisse (BNS) va maintenir sa politique expansionniste, a déclaré jeudi à Berne le président de la direction générale Thomas Jordan. Selon lui, le franc est toujours nettement surévalué.

«La dépréciation de l'euro face à d'autres monnaies importantes confirme qu'il était nécessaire de supprimer le cours plancher», a ajouté Thomas Jordan. Selon le président de la direction, la BNS tient compte du fait que l'économie suisse traverse une période relativement difficile.

La politique de la banque centrale repose donc sur deux piliers: le taux d'intérêt négatif et «notre disposition à intervenir sur le marché des changes». Cela permet de rendre les placements en francs moins attrayants et par là même soutenir l'activité économique.

Par rapport à l'initiative «Monnaie pleine», qui vient d'aboutir, Thomas Jordan estime que celle-ci entraînerait une refonte totale du système financier actuel. Selon lui, l'introduction d'un tel système constituerait en soi " une entreprise hasardeuse».

(ats)

Ton opinion