Marchés: La Bourse suisse clôture en légère hausse
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MarchésLa Bourse suisse clôture en légère hausse

L'indice SMI a gagné 0,23%, terminant à plus de 7930 points, mercredi, grâce aux grandes banques.

Archives/Photo d'illustration, Keystone

La Bourse suisse a fini sur une note légèrement positive mercredi. Dans un premier temps, le Swiss Market Index (SMI) a poursuivi sur sa lancée des deux séances précédentes, emmené par les valeurs bancaires, Credit Suisse en tête.

L'indice-vedette s'est même approché des 8000 points en matinée. Or il n'a plus franchi cette barre depuis octobre.

Dans l'après-midi, le SMI a cependant vu ses gains s'effriter. Il a fini par passer brièvement dans le rouge avant de se reprendre sur la fin, alors que Wall Street évoluait sans tendance en début de séance, prenant du recul en l'absence de moteur notable et à la veille d'une décision de la Banque centrale européenne (BCE).

La question de savoir si le rallye de fin d'année tant espéré aura effectivement lieu reste ouverte. La réunion de la BCE constituera un élément important de réponse. Après le «non» italien au référendum constitutionnel, il semble désormais acquis que, pour éviter une nouvelle crise financière, la BCE va prolonger son programme de rachat de dettes. Cela devrait avoir des effets positifs sur les marchés des actions, en Suisse aussi.

Credit Suisse en tête

Dans le détail, le SMI a fini sur un gain de 0,23% à 7930,25 points, avec un plus haut à 7974 points et un plus bas à 7907 points. Le SLI a clôturé en hausse de 0,80% à 1279,04 points. Et le SPI a grappillé 0,13%, terminant à 8665,60 points. Sur les 30 valeurs vedettes, 16 ont gagné du terrain, 14 en ont perdu.

Credit Suisse (+7,4%) a fait la course en tête durant toute la séance. La banque aux deux voiles a rencontré les investisseurs mercredi. Elle a raboté une partie de ses objectifs à moyen terme dans son coeur d'activité. La mesure était toutefois attendue par les analystes au vu du contexte difficile.

Les objectifs d'économies de 1,6 milliard de francs pour l'année en cours devraient être dépassés. Sur le plan des suppressions de postes également, l'établissement financier est en avance sur le calendrier. Selon la banque, la stratégie annoncée il y a un an fonctionne et devrait commencer à porter ses fruits à partir de 2018.

Derrière Credit Suisse, UBS (+3,6%) a aussi gagné du terrain, mais bien plus modérément. La veille, les deux grandes banques avaient vu chacune leur titre bondir de plus de 4%, une poussée qui s'explique notamment par l'espoir d'une hausse des taux aux Etats-Unis, qui devrait se traduire par une hausse des transactions et des recettes dans la gestion de fortune. Julius Baer a, quant à lui, pris 1,6%.

Assurances en hausse

Sur le plan des assurances, Zurich Insurance a gagné 2,2% et Swiss Re 1,3%, après un relèvement de recommandation à respectivement «sector perform» et «outperform» par RBC. Swiss Life a pris 1,1% et Bâloise 1%.

Après qu'UBS a confirmé sa recommandation «buy», Galenica a nettement progressé de 2,4%. Le potentiel des deux médicaments Veltassa et Ferinject est sous-estimé, soulignent les analystes. Pour l'instant, le titre figure parmi les plus grands perdants de l'année parmi les «blue chips».

Dans le camp des cycliques, figurent Swatch (+2%), Adecco (+1,5%), LafargeHolcim (+1,6%) et Richemont (+1,3%) parmi les gagnants. Aryzta (-2,7%), Sonova (-1,4%) et SGS (-1,8%) ont en revanche perdu du terrain, sans information spécifique.

Nestlé dans le rouge

Les deux poids lourds pharmaceutiques, Novartis (-0,9%) et Roche (-1%), font aussi partie des perdants et ont freiné l'indice. L'Agence américaine des médicaments (FDA) a homologué le traitement Avastin de Roche pour un certain type de cancer des ovaires. Novartis a obtenu une nouvelle indication pour son produit Lucentis en Europe. Nestlé (-0,4%) a aussi pesé sur l'indice.

Actelion (-1,6%) a subi des prises de bénéfice, selon des courtiers. Mardi, l'action avait encore gagné 4%. Depuis le début des rumeurs sur un éventuel rachat, elle a bondi d'environ 40%.

Sur le marché élargi, Meyer Burger a chuté de près de 63%. Cette dégringolade s'explique par des raisons techniques: le titre est négocié hors droits de souscription. L'entreprise a annoncé avoir trouvé un autre investisseur disposé à assurer l'augmentation de capital en cours.

Gottex (-9,1%) a continué de chuter, depuis l'annonce mardi, d'une réduction de valeur nominale de son action à 0,10 franc contre un franc actuellement.

Comet (-0,2%) a légèrement reculé, après l'annonce de la nomination de René Lenggenhager comme nouveau directeur général (CEO) à partir de mai. Ce dernier succède à Ronald Fehlmann, qui partira fin avril après avoir dirigé l'entreprise pendant six ans.

(ats)

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