Publié

MarchéLa Bourse suisse termine en nette hausse

Le SMI a connu une embellie, vendredi, après un jeudi dans le rouge.

Le secteur bancaire sort vainqueur, vendredi.

Le secteur bancaire sort vainqueur, vendredi.

Keystone

La Bourse suisse a nettement progressé vendredi, après avoir chuté la veille dans le sillage de la confusion suscitée par les décisions de la Banque centrale européenne (BCE). Selon les spécialistes, les déclarations du patron de la BCE Mario Draghi ont été digérées.

Selon Mirabaud Securities, «le secteur bancaire est clairement le grand vainqueur» des mesures dévoilées jeudi par Mario Draghi. Les établissements financiers pourront être rémunérés jusqu'à 0,4% des fonds empruntés à condition qu'ils prêtent plus aux ménages et aux entreprises.

«Outre le bazooka monétaire de la BCE, la toile de fond macroéconomique reste morose en Europe», ont cependant nuancé les analystes de xtb online trading. Ils ont souligné que l'institut d'émission avait revu à la baisse ses prévisions de croissance et d'inflation pour 2017 et 2018.

Au niveau conjoncturel, les prix à la consommation en Allemagne ont stagné en février sur un an. Aux Etats-Unis, les prix des produits importés, dans le rouge depuis huit mois, ont légèrement ralenti leur baisse en février.

Swatch dans le rouge

Dans le détail, le Swiss Market Index (SMI) a fini en hausse de 1,33% à 7998,43 points, avec un plus haut à 8005,44 points à quelques minutes de la clôture et un plus bas à 7953,64 points vers 9h30. Sur la semaine, l'indice vedette de SIX a gagné un petit 0,2%.

Le SLI a fini vendredi en hausse de 1,69% à 1234,62 points et le SPI a gagné 1,37% à 8468,81 points. Sur les trente blue chips, seul Swatch a fini dans le rouge.

Banques et assurances à la fête

Le secteur financier a été particulièrement à la fête: Credit Suisse a gagné 5,4%, UBS 3,3% et Julius Baer 3%. Deutsche Bank a abaissé l'objectif de cours des deux grandes banques, confirmant «hold» à chaque fois.

Les assurances ont, elles aussi, eu les faveurs des investisseurs. Swiss Life a gagné 3,1%, La Bâloise 2,8%, Zurich Insurance 3,1% et Swiss Re 2,2%.

Hausse de l'or noir

Transocean ( 4,5%) a profité de la remontée des prix du pétrole. Les autres gagnants sont Schindler ( 2,1%), Geberit ( 2,9%) et ABB ( 2,2%).

Les poids lourds pharmaceutiques de la Bourse, Roche et Novartis ont pris respectivement 0,6% et 1%. Partenaire de Novartis, Genmab a annoncé une extension d'homologation d'Arzerra pour le traitement de la leucémie. Nestlé ( 0,8%) a procédé à un rappel limité de pizzas et de pâtes aux Etats-Unis et au Canada. Richemont a, quant à lui, gagné 0,2%.

Le perdant du jour est Swatch (-3,1%). La veille, le titre de l'horloger biennois avait profité des propos optimistes du patron Nick Hayek. Mais Bernstein craint que les attentes de croissance pour 2016 ne soient trop optimistes.

Aéroport de Zurich en force

Sur le marché élargi, l'aéroport de Zurich a gagné 7,5%, après la publication de ses résultats annuels qualifiés de «forts». Le dividende ordinaire et le dividende supplémentaire prélevé sur les réserves ont alléché les investisseurs. Les prévisions sont confiantes, ont relevé des analystes. Le projet de split des actions devrait aussi constituer un support pour le titre.

Mobilezone ( 1,8%), Bachem ( 1,8%), Financière Tradition ( 2,8%) et Zug Estates ( 0,3%) ont aussi publié des chiffres. Implenia ( 1,6%) a décroché des commandes en Suisse romande et Sulzer ( 0,4%) va fermer la production de la division Chemtech à Oberwinterthur (SG).

Les plus gros perdants du jour sont Zehnder (-3,9%) et Walter Meier (-2,4%). Sans oublier Orior (-1,9%).

Bourses européennes à la fête

Les Bourses européennes ont fini la semaine en validant les mesures annoncées la veille par la Banque centrale européenne (BCE) qui avaient alors suscité la prudence des investisseurs. «Le marché revient aujourd'hui sur sa première impression, rassuré par les annonces de la BCE qui a répondu à ses attentes», estime Frédéric Rozier, conseiller de gestion chez Meeschaert Gestion Privée.

Jeudi, le marché avait d'abord accueilli avec enthousiasme les mesures de l'institution monétaire, avec une baisse de ses taux, un renforcement du programme de rachats d'actifs et de nouveaux prêts aux banques.

Il avait ensuite fait marche arrière, doutant de ses marges de manoeuvre et de sa capacité à relancer l'économie.

Les marchés ont également été soutenus par les prix du pétrole qui étaient bien orientés grâce à un rapport de l'Agence internationale de l'énergie, annonçant un début de rééquilibrage du marché fin 2016.

(ats)

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!