Restrictions: La branche suisse des boissons tire la langue
Publié

RestrictionsLa branche suisse des boissons tire la langue

Par effet domino, les entreprises qui fournissent les restaurants et l’événementiel connaissent de grandes difficultés.

par
Eric Felley
La restriction des événements festifs et la fermeture des restaurants impactent lourdement le secteur des boissons.

La restriction des événements festifs et la fermeture des restaurants impactent lourdement le secteur des boissons.

Getty Images

«Les fabricants de boissons souffrent durement des restrictions imposées et prolongées à leur activité économique en raison de la pandémie de Covid-19. En tant que fournisseurs des restaurants, actuellement fermés, et du secteur culturel, événementiel et sportif, toujours restreint, ils doivent faire face à de grandes difficultés menaçant leur existence». Dans un communiqué publié mercredi, la Communauté de travail de la branche suisse des boissons (ASG), association faîtière, attire l’attention sur les difficultés que connaissent un grand nombre de ses membres. Par ailleurs, dans une enquête interne, la plupart des entreprises ne s’attendent pas à un retour à la normale avant au moins un an.

Selon l’ASG, depuis le premier confinement en mars 2020, la situation économique des fabricants de boissons interrogés s’est encore détériorée pour la moitié d’entre eux: «Au total, 70% ont indiqué être dans une situation précaire». Après la première vague, une grande partie des entreprises ont pu réaliser un bon chiffre d’affaires durant l’été et une partie de l’automne 2020. Mais depuis le retour des mesures en octobre, les ventes ont chuté «dans des proportions considérables et de nature à mettre en péril les entreprises».

Le secteur suisse des boissons en appelle donc au Conseil fédéral et aux cantons pour que ses entreprises puissent avoir accès aux fonds d’aide prévus par les cas de rigueur «au plus vite et sans complications», notamment en faveur des producteurs de boisson qui travaillent avec le secteur de la restauration. Il demande aussi que le système des cautionnements solidaires, les crédits Covid-19, soit réactivé comme au printemps 2020.

Votre opinion