Expo: La brique va casser la baraque à Palexpo

Actualisé

ExpoLa brique va casser la baraque à Palexpo

Genève présente jusqu'au 6 janvier 2019 les créations en Lego de l'artiste Nathan Sawaya. Petits et grands seront ravis.

par
Laurent Flückiger
1 / 16
Pas moins de 11'014 briques et probablement l'oeuvre la plus connue de l'artiste Nathan Sawaya.

Pas moins de 11'014 briques et probablement l'oeuvre la plus connue de l'artiste Nathan Sawaya.

Robin Kim
Nathan Sawaya était présent mercredi 3 octobre 2018 pour présenter l'expo.

Nathan Sawaya était présent mercredi 3 octobre 2018 pour présenter l'expo.

Keystone
Quinze jours de travail et 10'980 briques ont été nécessaires pour ce nageur.

Quinze jours de travail et 10'980 briques ont été nécessaires pour ce nageur.

Marte Berenguer

Un million de briques Lego à Palexpo! Des jaunes, des bleues, des rouges, emboîtées puis collées, révélant ici des créations poétiques, là des œuvres d'art comme le «David» de Michel-Ange ou là encore des sculptures aux dimensions gigantesques, comme un squelette de dinosaure.

Bienvenue à l'exposition «The Art of The Brick», qui se tient à Genève du 4 octobre 2018 au 6 janvier 2019. En tout, 97 objets sont présentés dans un espace de 3000 m2 et dans une ambiance bien plus légère que celle des corps humains plastinés de «Body Worlds» qui avait créé la controverse ici-même il y a un an. C'est à Nathan Sawaya que l'on doit ce travail, un Américain qui fait le tour du monde depuis qu'il a décidé de révéler l'artiste qui est en lui.

Avocat le jour, sculpteur la nuit

«Je me suis mis à jouer aux Lego à l'âge de 5 ans puis en grandissant je me suis intéressé à d'autres choses et je suis devenu avocat, nous raconte-t-il assis à côté d'un bonhomme fait de briques bleues qui prend la pause. Je travaillais de longues heures et le soir j'avais besoin de créer, de peindre, d'écrire, de dessiner. J'ai commencé aussi à sculpter à l'aide de beaucoup de matières différentes: du fil de fer, de la terre, des capsules de bière. Et je me suis dit: pourquoi pas retourner au Lego?»

Nathan Sawaya a commencé par ce qu'il voyait autour de lui, prenant ensuite en photo les objets construits pour les mettre sur son site Internet. Des commandes lui sont alors arrivées du monde entier. «Un jour, le site a crashé, poursuit-t-il. Il y avait trop de visites. J'ai alors décidé d'arrêter mon métier d'avocat pour dédier ma vie au Lego et de devenir artiste à plein temps.»

Composant collés ensemble

L'exposition «The Art of The Brick» tourne partout depuis dix ans maintenant. On y trouve non seulement des créations originales de l'artiste, comme un nageur, des crânes ou le fameux «Yellow» qui ouvre son torse mais aussi des reproductions de sculptures ou peintures célèbres – «Le cri» de Munch en trois dimensions est tout simplement génial. Ceci afin de rendre l'art accessible à tous par la brique. Il construit les œuvres dans son atelier à New York. Tous les composants sont collés ensemble au fur et à mesure du travail afin de devenir des objets d'art permanents. Aussi, il ne faut pas avoir peur de casser de la brique à l'aide de pinces ou de ciseaux pour corriger d'éventuelles erreurs.

Nathan Sawaya dit acheter chaque mois des centaines de milliers de briques. A la question de savoir si la marque Lego lui a déjà passé commande, il répond: «On a eu des discussions mais je ne peux pas réduire en taille miniature ce que je fais.»

Ton opinion