Actualisé 22.09.2013 à 10:43

Elisabeth Badinter«La burqa procure un sentiment de jouissance»

Le Tessin vote ce dimanche sur l’interdiction de dissimuler son visage dans l’espace public. En Angleterre, plusieurs politiciens réclament une loi pour encadrer le port du voile. La philosophe française a fait de la laïcité l’un des combats de sa vie.

par
Christine Salvadé
Elisabeth Badinter chez elle à Paris. «Bien sûr que vous pouvez me photographier en train de fumer. Je m’en fiche.»

Elisabeth Badinter chez elle à Paris. «Bien sûr que vous pouvez me photographier en train de fumer. Je m’en fiche.»

Sébastien Anex

Quand on s’invite chez la philosophe Elisabeth Badinter pour parler du port de la burqa, elle répond: «Je vous attends de pied ferme.» Depuis la première polémique en France sur le voile à l’école en 1989, la défenseuse de l’égalité et de la laïcité n’a jamais baissé pavillon. Il y a quatre ans, elle signait dans la presse une petite chronique incendiaire à l’adresse des femmes qui portent volontairement la burqa: «Sommes-nous à ce point méprisables et impurs à vos yeux pour que vous nous refusiez tout contact…?» Un texte qui fait encore le buzz aujourd’hui en France où malgré les lois, rien n’est réglé.

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