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Régime autoritaireLa campagne présidentielle débute demain en Syrie

La campagne électorale pour l'élection présidentielle syrienne du 3 juin, que Bachar al-Assad devrait remporter sans surprise, débutera dimanche dans le pays, en plein conflit. «Une farce» pour l'opposition.

Dans un simulacre d'élections présidentielles le 3 juin prochain, dont la campagne est lancée ce dimanche 11 mai, la candidature de Agdel Hafiz Hajjar s'opposera notamment à celle de Bachar al-Assad.

Dans un simulacre d'élections présidentielles le 3 juin prochain, dont la campagne est lancée ce dimanche 11 mai, la candidature de Agdel Hafiz Hajjar s'opposera notamment à celle de Bachar al-Assad.

AFP

La cour constitutionnelle suprême a confirmé samedi que les trois candidats, M. Assad, Maher al-Hajjar et Hassan al-Nouri, pourront «lancer leur campagne électorale à partir de dimanche», selon l'agence officielle Sana.

Les 21 autres postulants pour cette élection, dont l'issue ne fait aucun doute, ont été écartés par la cour constitutionnelle pour n'avoir pas rempli les «conditions» requises. La loi électorale précise que les postulants devaient obtenir la signature de 35 députés. Or il n'y a que 89 députés «indépendants» sur les 250 parlementaires, 161 appartenant au parti Baas, au pouvoir depuis un demi-siècle.

Toute première élection

Il s'agit théoriquement de la première élection présidentielle depuis plus de cinquante ans en Syrie. M. Assad et son père Hafez, qui a dirigé le pays d'une main de fer de 1970 à 2000, avaient été nommés à l'issue de référendums.

Originaire d'Alep, la principale ville du nord aujourd'hui divisée entre rebelles et forces du régime, Maher al-Hajjar est un député indépendant qui a longtemps été membre du parti communiste.

Critique de l'ONU

Hassan al-Nouri est un homme d'affaires damascène, qui a été membre d'une formation de l'opposition de l'intérieur tolérée par le pouvoir et qui a fait ses études aux Etats-Unis.

Le scrutin, qui se déroulera uniquement dans les territoires contrôlés par le régime, dans un pays ravagé par trois années de conflit sanglant, a d'ores et déjà été qualifié de «farce» par l'opposition et des pays occidentaux.

L'ONU avait vivement critiqué la décision de Damas de tenir cette élection, «incompatible avec l'esprit et la lettre du communiqué de Genève» sur une transition démocratique en Syrie.

(AFP)

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