Actualisé 19.06.2016 à 06:36

BrexitLa campagne reprend sur une remontée du «In»

Les partisans du maintien du Royaume-Uni dans l'Union reprennent la main, selon deux sondages publiés samedi.

1 / 75
Le ministre britannique des Finances George Osborne va présenter ludi, avant l'ouvertures des marchés financiers européens, les mesures économiques que le gouvernement entend prendre en réponse au vote en faveur d'une sortie de l'Union européenne.  (Lundi 27 juin 2016)

Le ministre britannique des Finances George Osborne va présenter ludi, avant l'ouvertures des marchés financiers européens, les mesures économiques que le gouvernement entend prendre en réponse au vote en faveur d'une sortie de l'Union européenne. (Lundi 27 juin 2016)

Keystone
Jeremy Corbyn a annoncé lundi qu'il ne démissionnerai pas. Le chef du parti travailliste britannique n'entend pas répondre aux reproches de nombreux collègues de son parti qui jugent qu'il n'a pas fait campagne assez énergiquement pour le maintien du Royaume-Uni dans l'UE. D'autres cadres du parti ont pourtant démissionné. (image d'archive)

Jeremy Corbyn a annoncé lundi qu'il ne démissionnerai pas. Le chef du parti travailliste britannique n'entend pas répondre aux reproches de nombreux collègues de son parti qui jugent qu'il n'a pas fait campagne assez énergiquement pour le maintien du Royaume-Uni dans l'UE. D'autres cadres du parti ont pourtant démissionné. (image d'archive)

Keystone
Le Royaume-Uni pourrait ne «jamais» déclencher sa sortie de l'Union européenne malgré le vote en ce sens, jeudi. C'est en tout cas le «sentiment personnel» d'un diplomate européen requerrant l'anonymat. Cameron a dit laisser à son successeur la tâche d'envoyer cette notification, ce qui repousse d'office ce geste à octobre. (Image prétexte)

Le Royaume-Uni pourrait ne «jamais» déclencher sa sortie de l'Union européenne malgré le vote en ce sens, jeudi. C'est en tout cas le «sentiment personnel» d'un diplomate européen requerrant l'anonymat. Cameron a dit laisser à son successeur la tâche d'envoyer cette notification, ce qui repousse d'office ce geste à octobre. (Image prétexte)

Keystone

La campagne reprend elle dimanche, trois jours après le meurtre de la députée travailliste pro-européenne Jo Cox.

Les défenseurs du maintien ont une avance de trois points sur les partisans du Brexit dans le premier sondage réalisé depuis le meurtre de l'élue jeudi. L'enquête réalisée par l'institut Survation pour le Mail on Sunday, qui s'est parallèlement déclaré officiellement en faveur du maintien, place le camp du «In» en tête avec 45% des suffrages contre 42% pour le «Out».

Le précédent sondage Survation, effectué pour le compte du cabinet d'analyse financière IG, donnait les mêmes chiffres à l'envers, le «Out» étant crédité de 45% des intentions de vote contre 42% pour le camp du «Remain».

Il a été publié jeudi, quelques heures avant le meurtre de Jo Cox. Le nouveau sondage a été réalisé vendredi et samedi.

Les résultats du sondage ne reflètent toutefois pas l'impact du meurtre de la députée britannique, mais plutôt des inquiétudes pour l'économie, a dit le journal dominical.

Incertitude

L'incertitude est cependant toujours aussi grande sur l'issue du référendum de jeudi prochain sur l'avenir du Royaume-Uni au sein de l'Union européenne. Un troisième sondage publié samedi en début de soirée pour le journal The Observer donne les deux camps à égalité, avec 44% de voix chacun.

L'enquête a été effectuée par l'institut Opinium auprès de 2006 personnes entre le 14 et le 17 juin. La plupart des sondés ont répondu avant le meurtre de Jo Cox.

Faire pression

Contrairement au Mail on Sunday qui s'est prononcé en faveur d'un maintien, le Sunday Times s'est lui dit en faveur d'un «Brexit».

Le journal a appelé les électeurs à voter «non» afin de faire pression pour des réformes en profondeur, quitte à rejoindre ensuite le Bloc des 28 avec un second référendum, une idée soutenue par l'ex-maire de Londres Boris Johnson, devenu dans les faits chef de file des partisans d'un Brexit. Le Premier ministre David Cameron a prévenu que la décision de jeudi prochain serait irréversible.

(AFP)

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!