Coup de cœur - La chanteuse genevoise Stéphane: «Je vis un conte de fées»
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Coup de cœurLa chanteuse genevoise Stéphane: «Je vis un conte de fées»

L’artiste de 24 ans nous a tout de suite plu avec son titre «Douleur je fuis», chanté d’une voix grave et qui passe en radio en France. Rencontre avec l’un des talents de demain.

par
Laurent Flückiger
Interview: Laurent Flückiger / Tournage et montage: Sébastien Anex

Des sollicitations de jeunes artistes, on en reçoit énormément. Celle-ci nous a particulièrement intrigué. Stéphane, 24 ans, c’est en effet une chanteuse. Puis son titre nous a tout de suite plu: «Douleur je fuis», joué à la guitare, parfois parlé et surtout interprété d’une voix grave fascinante.

Révélé ce printemps, le morceau a séduit les radios romandes mais aussi Virgin Radio et RTL2, chez nos voisins français. Il compte aujourd’hui plus de 200 000 streams. Un EP de six titres doit sortir dans les prochains mois tandis qu’une tournée se prépare avec L Productions (-M-, Jean-Louis Aubert, Florent Pagny).

«Je vis un conte de fées, j’ai beaucoup de chance», nous confie Stéphane avant de raconter son parcours. Elle est née dans une famille de mélomanes, avec des parents qui écoutaient du rap, de la pop, comme du classique. «J’ai très vite compris que, pour moi, la musique était importante, dit-elle. J’ai commencé à jouer de la guitare à 10 ans et, petit à petit, j’ai eu envie d’en faire mon métier. Mes parents n’étaient pas rassurés. C’est pour ça que je suis allée dans une école, pour leur montrer que je serais encadrée. Aujourd’hui, ils sont très contents.»

«Douleur je fuis»: «Beaucoup de gens m’écrivent pour me dire qu’ils s’identifient à cette chanson. C’est ce que j’attends en faisant de la musique», explique Stéphane.

Sébastien Anex

«J’ai pris conscience de la force de mon prénom»

Stéphane a fait des cours de chant, de guitare et de solfège à l’École des musiques actuelles de Genève. «Au début je reprenais juste des chansons et très vite les profs m’ont encouragée à écrire les miennes», explique-t-elle. C’est dans cette école, en 3e année en 2019, qu’elle a rencontré son producteur. Le projet a alors commencé à prendre forme. Pas de pseudo, ce sera Stéphane.

«Jusqu’à l’âge de 20-22 ans, c’était un prénom que j’avais du mal à accepter, avoue-t-elle. Je ne connaissais personne qui avait un prénom épicène et je demandais à tout le monde de m’appeler «Sté». D’ailleurs, ça a été mon nom de scène. C’est mon producteur et mon équipe qui m’ont dit que Stéphane c’était original et j’ai pris conscience de sa force. J’en suis fier.»

«L’île inconnue», une chanson sur le Club des 27. Si Stéphane a plutôt écouté Julien Clerc comme sa maman, Amy Winehouse ou Janis Joplin sont aussi des artistes qui l’influencent.

Sébastien Anex

Ce qui aurait pu être un handicap est aujourd’hui un atout. «Le prénom et la voix grave, c’est un contraste, ça intrigue, ça ne me vexe pas du tout quand on croit à la première écoute que je suis un homme, assure Stéphane. Au contraire. On a réussi à créer le mystère.»

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