Pandémie: Virus: «La Chine a libéré l’enfer, elle doit payer»
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PandémieVirus: «La Chine a libéré l’enfer, elle doit payer»

Une action collective lancée aux États-Unis réclame 6 milliards de dollars au gouvernement chinois.

par
lematin.ch
Le président chinois Xi Jinping et son gouvernement sont visés par une class action américaine.

Le président chinois Xi Jinping et son gouvernement sont visés par une class action américaine.

Keystone

Une action collective en justice a été lancée aux États-Unis contre le gouvernement chinois pour sa gestion du coronavirus. Cette plainte déposée en mars, relate la presse australienne, a désormais recruté quelque 10 000 personnes, dont des proches de victimes de l’épidémie ou encore des soignants qui ont souffert du manque d’équipement de protection.

Ce recours collectif émane du Berman Law Group, en Floride, qui exige plus de 6 milliards de dollars de réparation. Cette plainte accuse les dirigeants chinois de négligence, de mensonges et de dissimulation dans leur gestion de l’épidémie.

«La Chine savait»

«Nous sommes maintenant au cœur de cette crise économique et humaine qui aurait pu être évitée en grande partie, sinon totalement évitée», a expliqué Jeremy Alters, du Berman Law Group à 60 Minutes.

«Cette action est basée sur le fait que la Chine savait pour ce virus. Ils n'ont pas réussi à le contenir. Ils n'ont pas réussi à nous informer en temps opportun et ont déchaîné l'enfer sur nos communautés, nos pays, les États-Unis, l’Australie et partout ailleurs», a-t-il enchaîné.

«La vérité pour mon papa»

60 minutes a donné la parole à Lorraine Caggiano, qui a rejoint la class action. La famille de cette New-Yorkaise a été durement frappée par la pandémie, avec dix membres atteints, dont elle même. Deux en sont morts, Isabella Rizzo et Nick Caggiano, une tante et le père de la plaignante.

Lorraine Caggiano dit n’avoir pas rejoint l’action en justice pour l’argent. Mais pour «la vérité pour mon papa, pour ma tante, pour mon amie Helen. Seulement pour la vérité. Et après pour que des mesures soient mises en place pour ça ne puisse plus jamais arriver.»

Des voix se sont cependant élevées pour souligner que les chances qu’une telle action aboutisse réellement dans une salle d’audience semblent très maigres. Mais Jeremy Alters se montre pourtant confiant. «Les chances ne sont pas nulles. Elles sont très bonnes. Nous pourrons poursuivre cela devant les tribunaux et ce sera entre les mains de nos juges. Et à un moment donné, faire en sorte que la Chine paye pour ce qu'elle a fait.»

R.M.

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