Syrie: La coalition anti-EI fait son mea culpa
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SyrieLa coalition anti-EI fait son mea culpa

La coalition avait bombardé des forces liées au régime syrien le 17 septembre près de Deir Ezzor, dans l'est de la Syrie.

Les frappes du 17 septembre ont été menées par des avions américains (photo), australiens, danois et britanniques.

Les frappes du 17 septembre ont été menées par des avions américains (photo), australiens, danois et britanniques.

AFP

La coalition internationale contre le groupe Etat islamique a reconnu avoir mené par erreur un bombardement sur des forces liées au régime syrien le 17 septembre près de Deir Ezzor, dans l'est de la Syrie. Elle avait mal identifié une cible.

Selon le Pentagone, des «erreurs» et des «facteurs humains» ont conduit la coalition à confondre des forces «alignées avec le régime syrien» avec des djihadistes. Le bombardement avait fait environ 90 morts selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

«Regrets»

La coalition internationale menée par les Etats-Unis ne combat pas les forces du régime de Bachar el-Assad. Elle frappe uniquement les djihadistes, principalement ceux du groupe Etat islamique, et occasionnellement les forces d'Al-Qaïda.

Les frappes du 17 septembre ont été menées par des avions américains, australiens, danois et britanniques, a indiqué dans une conférence de presse téléphonique le général américain Richard Coe en charge de l'enquête.

Le régime syrien avait à l'époque accusé la coalition d'avoir mené une frappe «intentionnelle», et son allié russe avait saisi l'ONU. L'administration américaine avait exprimé ses «regrets» après le bombardement, mais n'avait pas formellement reconnu sa responsabilité.

Ni uniformes, ni insignes

Selon l'enquête du général Coe, l'enchaînement de circonstances qui a mené à la méprise a commencé avec la mauvaise identification d'un véhicule, attribué au groupe Etat islamique.

Toutes les analyses postérieures se sont poursuivies sur cette base erronée, a expliqué le général, qui a souligné que les forces bombardées ne portaient ni uniformes, ni insignes permettant de les identifier. La coalition a stoppé ses frappes quand elle a été prévenue par les Russes qu'elle bombardait des forces liées au régime.

(ats)

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